01 mars 2016

N’opposons pas la construction de logements pour les réfugiés et la préservation des espaces verts !

containers

La construction de « villages » pour réfugiés doit se faire sur des surfaces déjà bétonnées ou vouées à de futures constructions et non sur des parcs sis au centre d’immeubles d’habitation, comme au parc de Morillon à Onex.

Le parc de Morillon est l’un des rares espaces de verdure qui subsiste au cœur de la cité d’Onex. D’une surface de 11 281 m2, appartenant à la commune, le parc est occupé pour partie d’un espace de liberté pour chiens. L’autre partie du parc offre une végétation arborée de qualité et une grande prairie propice au délassement et appréciée par les familles et les enfants qui peuvent y jouer. Cette zone de verdure n’en est toutefois pas une au sens légal, car elle est classée en zone de développement 3, c’est-à-dire une zone affectée à la construction d’immeubles pour le logement ou d’équipement communal.

« Implanter une construction sur le parc de Morillon c’est ignorer le rôle social, culturel, environnemental et urbanistique que remplissent les espaces de verdure en milieu urbain. »

Contre toute attente et sans consulter les habitants, les autorités onésiennes ont décidé en janvier 2016 d’accepter que les autorités cantonales y construisent des logements pour les réfugiés. Plus exactement un « village pour réfugiés » composé de 2 immeubles de containers comportant 3 étages avec 30-40 appartements pour loger 170 à 200 personnes.

Opposés au changement d’affectation du parc, près de 2’000 personnes ont déposé une pétition. La motion ci jointe déposée ce jour par la députée Christina Meissner invite notamment le Conseil d’Etat à présenter un projet de loi de modification de zone de la parcelle No 1150/plan 9 de la feuille d’Onex (parc de Morillon), actuellement en ZD3 en zone de verdure au sens de la loi d’application de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LaLAT). Par ailleurs, doutant que l’importance des constructions prévues remplisse les critères de « provisoire » et de « peu d’importance » de l’article 3 de la  LCI (L5 05) qui donne accès au traitement en procédure accélérée, la motion demande également à ce que la loi définisse de manière plus précise lesdits critères.