02 décembre 2015
Loi sur la mobilité : l’UDC entraîne la droite vers un rejet du texte
Première et unique formation de droite à s’opposer à l’élaboration d’un consensus piège répondant aux désidératas de la gauche, l’UDC se félicite d’avoir été rejointe par d’autres formations dans sa conception de la mobilité à Genève et sa décision visionnaire de refus de ce contre-projet sans les amendements nécessaires.
Seul rapporteur de minorité de droite, le député Patrick Lussi demande une meilleure prise en compte des aspects suivants :
– l’importance de la fluidité de la circulation ;
– l’importance de garanties concernant l’accessibilité et le stationnement au centre-ville ;
– la prise en compte des intérêts du trafic professionnel, des entreprises et du commerce ;
– le refus de toute nouvelle taxe injustifiée, qui plus est dans un canton qui met déjà le citoyen-contribuable fortement à contribution ;
L’absence d’amélioration de la fluidité de la circulation, les conséquences négatives pour les commerces du centre-ville, pour les travailleurs pendulaires et les entreprises ainsi qu’un déséquilibre probable des calendriers de réalisation ont poussé l’UDC à refuser ce projet de loi. Personne ne nie les problèmes de circulation que connaît Genève, mais dans sa forme actuelle, ce projet de loi ne répond pas à ces priorités de manière satisfaisante.
C’est encore l’UDC qui la première a proposé divers amendements inclus dans son rapport de minorité daté du 16 novembre 2015 pour rééquilibrer le projet voté en commission et éviter un compromis au détriment des commerces et des usagers de la route. Les amendements demandent notamment une traversée du lac pour désengorger le centre-ville, s’opposent aux nouvelles tracasseries administratives faites aux entreprises, à la limitation de la durée de stationnement à 5 heures dans tout le canton ou encore au stationnement payant pour les deux-roues motorisés.
Initialement seule contre tous, il est désormais fortement probable que les arguments développés de longue date par l’UDC pour une politique de mobilité réaliste trouvent un écho favorable au Parlement.