Genève, la ville qui préfère les casseurs aux lutteurs

Genève n’accueillera pas la Fête fédérale de lutte en 2031. La ville en a décidé ainsi sous l’impulsion d’une magistrate qu’un grand rassemblement populaire célébrant les valeurs et traditions helvétiques insupporte. Il y a quelques semaines encore, la cité se pliait en quatre pour organiser des campings susceptibles de recevoir les manifestants hostiles au G7. Aucune crainte des casseurs, qu’on sait friands de ce genre de rassemblements pour donner libre cours à leur furie dévastatrice.

Le monde entier était le bienvenu à Genève. Le monde entier, sauf la Suisse, manifestement. On ne célèbre pas notre sport national chez nous, pas plus que les valeurs qu’il transporte, engagement, émulation, effort, respect de l’autre. Tout cela, la ville n’en veut pas. Il est vrai que ces notions insupportent le Conseil administratif, qui promeut l’exact inverse, soucieux de s’attirer les bonnes grâces de sa clientèle. 

Ce refus, aussi affligeant puisse-t-il être, n’est pas une surprise. Ce qui est, par contre, plus étonnant, c’est la passivité du Conseil d’État sur ce dossier. Le gouvernement représente le canton envers l’extérieur, à Berne notamment.

Il va falloir un certain aplomb pour aller défendre Genève sous la Coupole après avoir fait savoir que la Suisse n’y a pas sa place. On aurait attendu un engagement nettement plus fort, alors que les milieux sportifs et touristiques soutenaient un projet d’envergure nationale susceptible de mettre en lumière notre canton d’une manière enfin positive.

Mais non, il n’en sera rien. Il faut en déduire que le Conseil d’État n’est pas non plus un grand fan des valeurs que la lutte suisse véhicule. Et constater qu’il est nettement plus à gauche qu’il n’en a l’air. Ce qu’il y a lieu de corriger à la prochaine occasion.

Pour plus d’informations :

Lionel Dugerdil, Président UDC Genève, 079 642 56 32

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