Lors de son assemblée générale du 30 juin 2026, l’UDC du canton de Genève a pris position sur les objets soumis en votations le 27 septembre prochain.
Objets fédéraux
Au niveau fédéral, l’assemblée soutient unanimement l’objet n° 1, à savoir l’initiative populaire « Sauvegarder la neutralité suisse (initiative sur la neutralité) ».
La volonté de peser sur les affaires du monde pousse le Conseil fédéral à s’engager auprès de structures de défense supranationales et à reprendre certaines sanctions internationales. Cette tendance lourde, dite « neutralité active », met en péril la crédibilité de notre pays en matière de bons offices et menace notre sécurité à l’heure où les guerres ravagent la planète, notamment en Europe. La mission du Conseil fédéral doit être d’assurer la sécurité de la population suisse alors qu’il place la notre dans une situation périlleuse au vu des engagements non seulement déjà pris, mais prévus.
Rejet unanime pour l’objet n° 2, à savoir l’initiative populaire « Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la protection indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (initiative sur l’alimentation) ».
Avec ce texte, les Verts prétendent nous imposer ce que nous devons manger. Alors que la population ne cesse d’augmenter, l’initiative vise un degré d’auto-approvisionnement de 70%, ce qui implique de remplacer l’élevage par la production de denrées végétales. Comme à leur habitude, les Verts ignorent la réalité qui veut qu’une grande partie de notre territoire ne se prête pas aux cultures, mais à l’élevage seulement. La configuration du terrain, l’altitude rendent les objectifs visés clairement inatteignables, disqualifiant le texte. Les initiants oublient également que les cultures ont besoin de l’engrais que l’élevage apporte, sans quoi les rendements chutent, provoquant l’exact inverse du but visé. Cette initiative n’est rien d’autre qu’une voie détournée visant à imposer le véganisme à l’ensemble de la population avec les problèmes de santé que ce mode de vie implique notamment au niveau des carences en vitamines et minéraux.
Objets cantonaux
L’assemblée rejette à l’unanimité moins une abstention l’objet n°1, l’initiative 198 « Pour une contraception gratuite ».
La prétendue gratuité visée par le texte n’est rien d’autre qu’un report de charges sur les contribuables. Si le texte devait être accepté, il faudrait mettre en place les structures nécessaires permettant de gérer cette nouvelle prestation avec création d’un Office, engagement de personnel, locations de locaux, le tout représentant une facture largement supérieure aux moyens contraceptifs évoqués dans le texte. Le canton ne peut se permettre de nouvelles dépenses à l’heure où la situation financière est précaire.
L’objet n°2, la loi 13725 visant à l’octroi d’un crédit de 39 500 000 francs pour la réalisation de projets transfrontaliers a fait l’objet d’un débat soutenu aboutissant à la liberté de vote.
Les partisans du texte estiment qu’il est nécessaire de créer en France les infrastructures visant à inciter les frontaliers à utiliser les transports publics pour épargner les zones naturelles et agricoles de plus en plus rares dans le canton. C’est sans enthousiasme, mais avec pragmatisme que ses défenseurs soutiennent ce crédit censé atténuer les conséquences fâcheuses du recours soutenu à la main d’œuvre frontalière. À l’inverse, les opposants jugent qu’il n’appartient pas au contribuable genevois de financer des infrastructures françaises susceptibles de constituer un appel d’air en facilitant l’accès au marché du travail genevois. Répondre favorablement à cette demande de crédit revient à soutenir un phénomène dont on déplore les conséquences, en matière de transports notamment. Finalement, l’assemblée s’est accordée sur la liberté de vote, choix qui n’est pas habituel au sein de l’UDC Genève.
L’assemblée a rejeté l’objet n° 3, la loi 13025 LDTR pour que les locataires puissent devenir, s’ils le souhaitent, propriétaires de leur propre logement.
Le texte prévoit un accès à la propriété facilité moyennant le respect de conditions strictes, notamment au niveau de l’occupation des lieux avant et après l’achat. Ces précautions visent à éviter que ces dispositions ne soient détournées à des fins spéculatives, ne devant profiter qu’aux locataires occupant durablement leurs logements et manifestant la volonté d’y demeurer suite à l’achat. L’assemblée juge ces conditions insuffisantes, estimant que le risque de brader le patrimoine immobilier genevois au profit d’acquéreurs étrangers est trop important, et réclame le rejet du texte.
L’objet n°4, la loi 13579 accordant une indemnité à la Haute école spécialisée de Suisse occidentale a été accepté.
Les opposants estiment que le canton doit baisser la subvention du montant correspondant au gain obtenu avec l’augmentation des taxes d’écolage, à savoir trois millions alors qu’il se contente de deux seulement. Les partisans estiment au contraire qu’il est nécessaire de former le personnel spécialisé dont la Suisse a besoin et que le rejet du texte constituerait un mauvais signal au niveau de la formation en général, spécialisée en particulier.
Pour plus d’informations :
Lionel Dugerdil, Président UDC Genève, 079 642 56 32


