Lorsque, avec mon collègue François Baertschi (MCG), premier signataire de la motion M3172 « Ne sacrifions pas Perly », nous avons décidé de soutenir les habitants de Perly, les commerçants et la famille maraîchère Jungo, certains nous accusaient de vouloir bloquer les transports publics. Or, notre position a toujours été claire : oui au tram, mais pas à n’importe quel prix et pas avec n’importe quel tracé. Non à un projet destructeur pour notre territoire.
Voir la proposition de motion, https://ge.ch/grandconseil/data/texte/M03172.pdf
Notre motion demandait simplement que les alternatives soient sérieusement étudiées afin d’éviter la destruction de près de 40 000 m² de précieuses terres agricoles et les impacts majeurs sur les habitants et l’économie locale.
Lire l’article de la Tribune de Genève, https://www.tdg.ch/tram-15-ludc-et-le-mcg-veulent-revoir-le-trace-a-perly-689935465745
Plus surprenant encore, lorsque nous avons demandé l’audition des TPG afin qu’ils puissent présenter leur projet et répondre aux questions légitimes des commissaires, ceux-ci ont purement et simplement refusé de se présenter devant la commission. Un refus difficilement compréhensible pour un projet de cette ampleur, ayant des conséquences majeures sur le territoire, les habitants et les terres agricoles concernées.
Aujourd’hui, le Tribunal administratif fédéral donne raison aux opposants en considérant notamment que le projet soulève des questions importantes de proportionnalité et que la destruction de surfaces d’assolement n’a pas été suffisamment justifiée au regard des alternatives possibles.
Lire l’article de la Tribune de Genève, https://www.tdg.ch/tram-geneve-saint-julien-les-opposants-de-perly-gagnent-en-justice-770555413419
Cette décision confirme que les préoccupations défendues par l’UDC, le MCG, l’Association pour la défense des riverains et commerçants de Perly et la famille Jungo étaient légitimes et fondées.
Bien que notre motion ait été rejetée de justesse en commission de l’aménagement, sous l’impulsion notamment du conseiller d’État Pierre Maudet qui s’y était opposé, la décision du Tribunal administratif fédéral vient aujourd’hui conforter les arguments que nous défendions depuis le début. Le Conseil d’État est désormais contraint de prendre acte qu’il est impératif d’obtenir :
- La protection des terres agricoles
- Le respect des habitants et des commerçants
- L’examen sérieux des variantes de tracé
- L’aménagement du territoire fondé sur le bon sens
L’UDC se félicite de cette décision judiciaire, qui rappelle une évidence : lorsqu’un projet présente des lacunes et que les avertissements des habitants, des agriculteurs et des élus sont ignorés, la justice finit parfois par rétablir les faits.
Lionel Dugerdil, Président UDC Genève, 079 642 56 32 et
Florian Dugerdil, député au grand conseil et co-auteur de la Motion, 079 123 09 09


