
Préserver la santé de la population des nuisances liées aux décharges
L’UDC se bat en faveur des terres agricoles et contre les décharges, comme on s’en souvient, en lançant en 2022 l’initiative constitutionnelle cantonale « OUI au recyclage des déchets non-biodégradables », laquelle chargeait entre autres l’État de mettre en œuvre une politique ambitieuse favorisant le recyclage et la valorisation de ces résidus, afin de réduire durablement leur impact sur l’environnement. C’est donc tout naturellement que l’UDC a, avec une majorité du Grand Conseil, apporté son soutien à l’IN 197-B « Exploitations à proximité des habitations : une distance minimale afin de mieux préserver la santé publique ». Notre député Stéphane Florey a tenu à féliciter les personnes domiciliées à Collex-Bossy à l’origine de l’initiative, en rappelant que le combat avait commencé sous forme de pétition contre les décharges de remblais. Il est d’après lui question de santé publique, de poussières et de silice amenées par les camions. Enfin, même si la distance minimale de 300 mètres a été supprimée du texte, notre député espère que le Conseil d’État aura la diligence d’évaluer quelle est la bonne distance minimale séparant les zones d’exploitation des zones d’habitation.

Budget 2026 bis refusé, mais pas de quoi se réjouir
Une majorité du Grand Conseil refuse le PL 13792-A (« budget bis ») qui prévoit un déficit de 599,4 millions de francs, allant au-delà du déficit autorisé par l’art. 68 de la LGAF. Toutefois, malgré ce refus logique, l’heure n’est pas à se réjouir, avec une confirmation de l’évolution défavorable des charges (+ 4 %) face aux revenus (+ 0,9 %). Pour Stéphane Florey, ce budget bis ressemble un tant soit peu à celui refusé et l’on constate qu’il ne comporte aucune réforme structurelle. Le comble de la mascarade a consisté, pour le Conseil d’État, à déposer un projet de loi abrogeant l’obligation de présenter un deuxième budget après le refus du premier.
Concernant le rapport Zuin, notre député dit regretter toutes les propositions refusées par le Conseil d’État, qui sont celles qui permettraient le plus fort potentiel d’économies, soit par crainte de se mettre le personnel à dos, soit en prétextant une mise en œuvre trop compliquée. L’UDC se permettra de redéposer des mesures phares offrant d’importants potentiels d’économie et espère que le budget 2027, qui sera présenté en septembre par le Conseil d’État, comportera des propositions d’économies et de réformes.
Comptes 2025 : de la lucidité, pas de l’autosatisfaction !
Une nouvelle fois, Genève présente un résultat positif. Les comptes 2025 bouclent avec un excédent de 50’000’000 de francs, alors même qu’un déficit important était budgété, expose notre député Michael Andersen : « On pourrait s’en réjouir sans réserve si ce résultat était le fruit d’une véritable maîtrise des dépenses publiques, mais tel n’est malheureusement pas le cas. Comme lors des exercices précédents, le canton bénéficie à nouveau de recettes extraordinaires. Dans le cas présent et dans les comptes 2025, il s’agit notamment de versements de la Banque nationale suisse qui n’avaient pas été budgétés, ainsi que des recettes fiscales liées à des rattrapages, qui permettent aujourd’hui d’afficher ce résultat favorable. Ces recettes sont évidemment bienvenues, mais elles ne doivent pas faire illusion. Elles ne sont pas structurelles et elles ne règlent en aucun cas les problèmes de fond auxquels nos finances publiques sont confrontées. La réalité est bien ailleurs : la réalité, c’est que les charges continuent leur progression à un rythme préoccupant. Elles augmentent plus vite que les recettes ordinaires, et cette tendance se poursuit année après année. Derrière un excédent comptable se cache donc une situation qui exige davantage de lucidité que d’autosatisfaction. »
L’UDC soutient les politiques publiques à condition qu’elles remplissent leurs objectifs et refuse celles qui ne répondent pas aux attentes des Genevois ou qui contribuent à l’augmentation incontrôlée des dépenses de l’État. Au-delà des chiffres, c’est surtout la gestion de l’État qui interpelle depuis plusieurs années, et chacun reconnaît la nécessité de réaliser des économies et de gagner en efficience.
Peu de mesures concrètes mises en œuvre
Très peu de mesures concrètes ont été mises en œuvre et, plus inquiétant encore, certains projets qui allaient dans le sens d’une meilleure maîtrise des charges ont été retirés par leurs propres auteurs comme ceux concernant une meilleure répartition des cotisations entre employés/employeurs au niveau de la CPEG. Lorsqu’un Conseil d’État retire lui-même les projets qu’il présente pour améliorer la situation financière du canton, il devient difficile de parler d’une véritable volonté de réformer. Nous verrons ce que nous réserve l’année 2026, nous espérons que les recommandations du rapport Zuin seront appliquées rapidement avec détermination et conviction, les Genevois attendent des actes, pas uniquement des diagnostics.
Améliorer l’efficience de l’action publique : une priorité pour l’UDC
Pour notre député Michael Andersen, l’UDC souhaite toutefois être parfaitement claire. Si les économies annoncées par le Conseil d’État consistent à réformer l’administration à simplifier certains processus « nous sommes prêts à examiner toutes ces propositions avec sérieux. En revanche, si ces prétendues économies se traduisent par une augmentation de la charge fiscale pesant sur la classe moyenne, alors le Conseil d’État trouvera l’UDC sur son chemin pour s’y opposer fermement. »
La classe moyenne n’est pas une variable d’ajustement
Notre député se réfère au projet de loi qui vient d’être déposé sur la déduction des primes d’assurance-maladie. Cette mesure est à ses yeux juste inacceptables alors que les ménages subissent déjà l’explosion des primes, de l’explosion des coûts du logement et de l’ensemble des charges au quotidien. Le Conseil d’État, aujourd’hui, envisage de retirer une partie des déductions dont ils bénéficient sous couvert d’une position du Tribunal fédéral. Une honte ! La classe moyenne est trop souvent la variable d’ajustement des politiques publiques et l’UDC d’ailleurs reviendra avec des propositions visant à mieux prendre en compte les frais médicaux réellement supportés par les contribuables.
Pas de réformes, des équilibres imputables à des recettes extraordinaires
La capacité de l’Etat à se réformer doit être évaluée. Or, trop souvent, des retards, des reports, des renoncements et une absence de mise en œuvre de réformes pourtant identifiées comme nécessaires sont constatés. L’administration continue à croître sans parvenir à maîtriser durablement ses coûts. Elle ne peut pas se satisfaire de recettes extraordinaires pour masquer ces difficultés structurelles. Les Genevois ne peuvent pas compter chaque année sur un miracle comptable pour équilibrer les finances publiques. Ils ont en revanche le droit d’attendre de leur gouvernement qu’il réforme l’Etat et qu’il protège leur pouvoir d’achat.
Textes déposés (session des 17 et 18 juin 2026)
QUE 2387 de Christo Ivanov : Quel est l’état d’avancement de la négociation avec les CFF pour le rachat du droit de superficie à La Praille ?
QUE 2388 de Christo Ivanov : Conflit d’intérêts au PAV et protection des intérêts de l’Etat ?
Réponses à des questions déposées précédemment :
QUE 2360-A de Lionel Dugerdil : Quelle reconnaissance juridique pour les agents de sécurité
des HUG ?
QUE 2368-A de Christo Ivanov : Coûts supplémentaires pour Genève suite au désengagement
de la Confédération dans la prise en charge des ex-titulaires ukrainiens du
permis S
QUE 2369-A de Christo Ivanov : Impact du blocage de l’office cantonal des transports sur la
mise en service des patinoires du Trèfle-Blanc
Prochaine session
– 3 et 4 septembre 2026


