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Traversée de la rade

Traversée de la rade : Réunie en Assemblée générale le 18 juin 2024, l’UDC Genève décide à l’unanimité de lancer une nouvelle initiative : « Traversons enfin ! »

10 ans après l’échec de 2014, l’UDC repart au combat : sa nouvelle initiative constitutionnelle « Traversons enfin ! » sera lancée à la rentrée. Ainsi en ont décidé les membres du parti cantonal réunis en assemblée générale le 18 juin 2024 à la salle du Rondeau de Carouge. Le projet présenté à l’assemblée par le président de l’UDC Genève, Lionel Dugerdil, et par l’auteur du texte, Yves Nidegger, a été plébiscité par les membres présents. Plutôt que se rembourser une dette à soi-même (le milliard et demi d’excédents est passé de l’État à la caisse de pension de l’État), Genève doit investir dans la paix des transports. En répartissant équitablement le réseau routier disponible, entre le transport collectif, le transport individuel motorisé et les vélos, de sorte à donner à chacun la fluidité et la sécurité dont il a besoin, en séparant les flux et en complétant le réseau existant par la traversée de la rade que les Genevois attendent depuis 120 ans. C’est possible, comme le démontre le projet de révision de la LMCE (PL 13489) déposé le 3 mai 2024 par la députation UDC.

Entrée en vigueur en 2016, la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE) promettait la paix des transports en associant liberté du mode de transport et partage équitable des surfaces dédiées à chaque type de mobilité. Mais au lieu de séparer les flux, le Conseil d’État a préféré dresser les différents modes de transport les uns contre les autres en les concentrant sur les mêmes surfaces, se servant des espaces réservés aux transports collectifs (TC) et aux vélos pour étouffer le transport individuel motorisé (TIM). Le résultat est une paralysie générale, qui plombe à la fois la vitesse commerciale des TC et la sécurité des cyclistes et des piétons sans dissuader le transport individuel motorisé dont l’économie du canton ne peut tout simplement pas se passer.

Le temps est venu de concrétiser les promesses déçues de la LMCE en inscrivant dans la loi la nécessaire séparation des flux, entre TIM, TP et vélos, chacun se voyant attribuer des artères propres et la structuration de l’ensemble autour de trois ceintures : une Petite ceinture autour de l’hypercentre (Jonction, Plainpalais, Vieille Ville, Eaux-Vives, Pâquis, Charmilles, Servette), sur laquelle le TIM est fluidifié par le remplacement des feux par des ronds-points, le TC et les vélos disposants de leurs propres artères et les croisements interflux étant évités ; une Moyenne ceinture périurbaine (entre tunnel des Nations et tunnel de Carouge en passant par l’avenue du Pailly et la route du Pont-Butin) et une Grande ceinture, c’est-à-dire l’autoroute de contournement qui sera peut-être complétée un jour lointain par une traversée fédérale du lac.

Clé de voûte du dispositif en ville : un tunnel sous la rade permettant de relier la Place des Nations à Malagnou, doté d’une triple fonction : optimiser la moyenne ceinture en libérant le U lacustre, rendre leur rade aux genevois et permettre une jonction autoroutière rapide entre Malagnou vers la route Blanche et la route des Nations vers l’A1 via l’échangeur de Ferney. Et si le projet intéresse les CFF, une liaison directe entre la gare des Eaux-Vives et la gare de Sécheron.

Pour tous renseignements :

Lionel Dugerdil, président et député, 079 / 642 56 32

Yves Nidegger, député, chef de groupe, 076 / 382 48 00

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