D’un côté, l’initiative 154 des Verts veut rendre prioritaire les transports publics sur le trafic privé sur l’ensemble du canton. De l’autre côté, une nouvelle loi présentée par le Conseil d’Etat comme un contre-projet à l’initiative. Après son passage en commission des transports, ce texte apparaît comme un compromis suffisant qui peut obtenir le retrait de l’initiative par les verts.
Pour l’UDC-Genève, ces petits arrangements politico-politiciens ne sont pas acceptables. C’est toute la mobilité cantonale qui est en jeu avec en prime une nouvelle taxe prélevée sur les utilisateurs de deux-roues motorisés.
Il ne faut pas mentir aux citoyens et utiliser des expressions opaques telles que « priorisation différenciée » (1) pour cacher un ralliement à un texte (l’initiative) que l’on dit vouloir contrer.
Il faut jeter un regard lucide sur la situation. Est-ce que l’on a réellement besoin d’un contre-projet qui va dans la direction de l’initiative 154 ? Les Verts posent une question claire à la population. Il faut donc y répondre tout aussi clairement, que ce soit par un soutien ou par une opposition argumentée. Or, nous sommes loin du compte avec le pseudo contre-projet de l’exécutif qui est beaucoup trop proche du texte de l’initiative 154.
L’UDC reste donc sur ses positions. Elle réclame un bouclement autoroutier qui doit se faire en incorporant une traversée du lac et non en proposant un « U lacustre » se contentant du seul pont du Mt-Blanc vétuste et saturé.
Elle réclame l’abandon pur et simple d’une énième taxe. Cette fois, ce seront les deux-roues motorisés qui passeront à la caisse. Un moyen de transport décrié par la gauche, parce qu’individuel, pourtant prenant moins de place qu’une automobile et parfaitement adapté à un environnement urbain. Une taxe qui est annoncée à 20F et qui telle une promesse n’engagera que ceux qui y auront cru…
L’UDC défendra son opinion par le biais d’un rapport de minorité mais aussi par des actions spectaculaires destinées à montrer la force des usagers des routes genevoises qui paient déjà bien assez pour avoir le droit de circuler, la plupart du temps pour travailler et par obligation pour régler des impôts déjà trop élevés.
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(1) Article 7 : « Par priorisation différenciée, il faut entendre que l’usage de la voirie disponible est attribué en premier lieu à certains modes de transport notamment au moyen de voies dédiées et par la mise en place d’un fonctionnement adaptatif ou coordonné des carrefours favorisant les modes de transport désignés. »


