Home-jackings, les agresseurs ne se contentent plus de la rive gauche

Vendredi 29 août dernier, un député socialiste relativisait la gravité des home-jackings en hausse vertigineuse dans notre canton au motif que les victimes étaient « en fait des personnes privilégiées, de la rive gauche », selon la liste des communes concernées établie par la Tribune. Il n’y avait donc aucune urgence à agir afin que l’Etat s’acquitte enfin de sa tâche première, assurer la sécurité des personnes et des biens. Pour le Parti socialiste, la violence est tolérable dès lors qu’elle ne s’attaque qu’aux personnes fortunées. On s’étonne. La Constitution genevoise indique pourtant à l’article 15 alinéa 2 que nul ne doit subir de discrimination, notamment du fait de sa situation sociale.

Notre député va devoir revoir sa copie car désormais, les agresseurs ne se contentent plus de la rive gauche. Durant la nuit du réveillon, plusieurs agresseurs se sont introduits dans une villa de Satigny où se trouvaient six jeunes personnes célébrant le passage à la nouvelle année. Certaines d’entre elles ont été molestées tandis que les agresseurs fouillaient les lieux, nécessitant l’hospitalisation de deux victimes pour des blessures heureusement légères. En l’absence de leurs parents, les jeunes avaient choisi de réveillonner en sécurité, à domicile. Raté ! Manifestement, les auteurs de home-jackings ont élargi leur champ d’action à l’ensemble du canton, abaissant le seuil de fortune au-dessus duquel un home-jacking reste admissible pour notre député.

Pour l’UDC, la sécurité des personnes et des biens n’est pas un concept négociable. L’Etat doit la garantir à chacun, riche ou pauvre. La violence n’est pas une fatalité, elle n’est que le fruit toxique d’une trop longue tolérance, une tolérance qui s’exprime notamment en relativisant la gravité de l’acte en fonction du statut de la victime.

Rappelons pour conclure que nous nous prononcerons dans un avenir proche sur l’initiative UDC pour la protection des frontières. Le texte vise à éloigner le crime transfrontalier très actif dans notre canton. Il faudra voter résolument oui le moment venu afin de rétablir un semblant de sécurité dans nos rues.

Pour plus d’informations :

Lionel Dugerdil, Président UDC Genève, 079 642 56 32

Partager l'article :