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Centre islamique, le Conseil d’Etat à côté de la plaque

Centre islamique, le Conseil d’Etat à côté de la plaque

(Communiqué de presse, UDC-Genève 15.06.2021). Le Temps évoque dans son édition du jour le procès pour terrorisme mené dès demain au Tribunal pénal fédéral. On apprend que deux prévenus genevois sont accusés de diverses activités en faveur de l’Etat Islamique genre recrutement, financement et logistique. Le principal grief porte sur leur déplacement en Turquie en vue de rejoindre les combattants sur le terrain. On trouve Abu Dhar, citoyen suisse et tunisien de 34 ans. Il a été arrêté le 09 août 2016 et a passé 273 jours en détention. Depuis sa sortie, l’homme fait l’objet de nombreuses mesures visant à assurer notre sécurité parmi lesquelles on trouve notamment l’interdiction de se rendre à la mosquée du Petit-Saconnex et au Centre islamique des Eaux-Vives. Il sera accompagné d’un homme de 25 ans surnommé Abu Jawed par suite de sa radicalisation. Il a été arrêté quelques semaines avant son collègue et est resté dans nos geôles durant 213 jours avant de ressortir, soumis dans les grandes lignes aux mêmes restrictions que son possible recruteur. Le duo évoluait au sein d’une mouvance qui organisait notamment des exercices de tir dans un stand du canton et une formation aux techniques d’égorgement.

La lecture exhaustive de l’article est édifiante. On constate tout d’abord que le danger islamiste est bien présent sur notre sol, justifiant pleinement les mesures de sécurités largement acceptées en votation populaire dimanche dernier. Il faut relever ensuite que parmi les mesures restrictives prises par les autorités judiciaire figure l’interdiction de fréquenter la mosquée du Petit-Saconnex et le Centre islamique des Eaux-Vives. On se souvient que l’animateur des lieux envisage de multiplier par trois la surface de ses locaux, chose qui ne semble pas poser problème à nos autorités. Il est pourtant question d’un endroit dont on interdit l’accès à l’un au moins des radicalisés évoqués plus haut. L’UDC s’est étonnée de la passivité du Conseil d’Etat, posant plusieurs questions, notamment quant au financement. Une première réponse est déjà tombée. Nous la citons ci-dessous.

“Dès lors que les articles 2 et 3 de la loi sur la laïcité de l’Etat, du 26 avril 2018 (LLE; rs/GE A 2 75), prévoient que les formes d’organisation des communautés religieuses relèvent du droit privé et que l’Etat est laïque, ce dernier ignore, à ce titre, comment un projet d’agrandissement du centre islamique de Genève serait financé. La LLE ne s’oppose pas à un éventuel financement d’organisations religieuses par des Etats étrangers. Elle exige, cependant, des organisations religieuses qui solliciteraient la perception, par les services de l’Etat, de la contribution religieuse volontaire, qu’elles transmettent aux autorités la liste de leurs principaux donateurs (article 5, alinéa 6, lettre e LLE). Cette exigence ne s’applique pas au centre islamique de Genève, puisqu’il ne bénéficie pas de cette prestation étatique.”

En clair, le Conseil d’Etat ignore à peu près tout d’un centre islamique dont on proscrit la fréquentation à certains radicalisés. Précisons que l’institution est dirigée par membre éminent des frères musulmans interdit de territoire en France. C’est inquiétant. L’UDC genevoise attend maintenant que le gouvernement réponde aux autres questions posées afin de voir quelle suite il convient de donner à l’attitude irresponsable des autorités.

 

Pour plus d’informations : 

Céline Amaudruz, présidente UDC-Genève, conseillère nationale, 079/874 83 97

Stéphane Florey, député, 079/471 44 85