(UDC Genève, le 23 mai 2014) Le refus par le corps électoral de la loi 11115 visant à participer au financement de la construction, sur territoire français, de cinq parcs relais (P+R) permet d’affecter les dépenses qu’il était prévu d’effectuer à l’étranger, à des projets sur le territoire cantonal. Une motion, demandant de provisionner ces sommes en vue de constituer un fonds prenant part au financement de la traversée de la Rade, est déposée ce jour.
Par son vote, la population a clairement exprimé son refus de financer des infrastructures en dehors de Genève, comme celui de créer des fonds pour participer à des investissements divers et variés en France. Le choix des électeurs s’explique également par l’état de nos infrastructures routières dépassées ne permettant même pas de répondre à la demande actuelle en déplacements, sans compter que la population du canton est appelée à progresser de 100’000 personnes d’ici à 2030.
La loi 11115 avait pour objet le financement d’infrastructures de mobilité, contestées en raison de leur emplacement, pas de leur nature. La motion déposée ce jour permet de rester dans le domaine des transports, avec un projet emblématique tel que la traversée de la Rade. Il est demandé au Conseil d’Etat de provisionner les sommes évoquées pour « participer au financement, sur territoire français, de projets d’infrastructures d’intérêt significatif pour l’agglomération » en vue de constituer un fonds prenant part au financement de la traversée de la Rade, telle que mentionnée dans l’IN 152. Il s’agira de provisionner immédiatement le montant de 3 129 406 F, puis l’équivalent de 240 millions d’euros en francs suisses, par dix tranches annuelles successives.
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