Yves Nidegger ne veut pas du « Grand Genève » mais le « Bon Genève »

Yves Nidegger est en colère contre la gestion calamiteuse qu’imposent les partis gouvernementaux à un canton que qu’il aime et qui fut beau. Genève se définissait jadis comme une petite ville « qui a tout d’une grande », dans un écrin de verdure. On est en train d’en faire un grand machin qui a tout d’une banlieue.

A commencer par le taux de criminalité, en particulier violente, le taux de chômage au double de la moyenne suisse, le nombre des personnes assistées, on a même des sans-logis alors qu’on densifie à outrance, 50’000 nouveaux logements d’ici 2030 mais pour qui ? Bétonner chaque recoin restera sans effet sur la pénurie de logements tant que les frontières grandes ouvertes attirerons sans cesse plus de migrants. L’horizon est bouché par les embouteillages, les bus sont bondés, nos enfants vont hériter d’une dette publique par habitant digne du tiers monde. Et ça se mesure : chaque année depuis 2009, Genève occupe la dernière place de l’indice de liberté d’Avenir suisse. Et PISA jette une lumière crue sur les contreperformances de notre école obligatoire.

Le programme cher au   Conseil d’Etat, le « grand Genève » est un fiasco. Le Conseil d’Etat sortant semble ravi de l’explosion démographique qui paralyse le canton et constate avec satisfaction que la population du « Grand Genève » augmente de 1,5% par an, soit 351 000 habitants de plus en 10 ans, et que des 350’000 emplois implantés sur sol genevois, 100’000 (presqu’un emploi sur trois) est occupé par un travailleur frontalier (une augmentation de 19% ). En fait, le Conseil d’Etat ne gouverne pas, il compte. Il compte les points de PIB susceptibles d’augmenter ses recettes fiscales. Il semble ignorer que la réparation des dégâts après un cambriolage augmente le PIB, les primes d’assurances vol qui prennent l’ascenseur aussi, les systèmes d’alarmes, les caméras de surveillances, les prisons, même les coûts de la santé et les amendes qui explosent augmentent le PIB ! Mais péjorent la qualité de vie des habitants.

Un changement de cap est donc nécessaire et urgent. La direction à suivre ce n’est pas le « Grand Genève » mais le « Bon Genève ». Avec des frontières, car l’action de l’Etat ne se conçoit que sur un territoire donné et en fonction d’une population donnée. L’UDC est en position de piloter ce changement de cap au moyens de deux outils démocratiques qui seront présentés aux citoyens dès 2018 : L’initiative « Genève d’abord » pour freiner la migration et préserver l’emplois des résidents, ce là permettra de réduire les dépenses d’assistance. Et la soumission du plan directeur cantonal au vote du peuple. Combien de nouveaux habitants souhaitons-nous encore attirer à Genève ? Objectif 800’000, comme le prévoit le plan directeur cantonal 2030 ? Non, au peuple de décider : on verra tout de suite que les genevois ne veulent plus du « Grand Genève ».

Il y a un avant et un après décembre 2013. Avant, deux blocs coalisés, l’Entente bourgeoise et l’Alternative de gauche exerçaient un monopole absolu. Ils faisaient main basse sur l’ensemble des sièges du Conseil d’Etat et s’en partageaient les sièges selon la conjoncture. L’émergence d’une nouvelle force UDC-MCG a brisé ce monopole et imposé un premier Conseiller d’Etat pour qui la frontière n’est pas tabou. La segmentation actuelle du marché électoral en de nombreux partis est largement artificielle. Si on se concentre sur la seule question qui compte vraiment dans le monde actuel, il n’y a que deux partis : celui de ceux qui détestent les frontières, même lorsque leur abolition s’accompagne d’inconvénients majeurs pour la population, et celui de ceux qui considèrent qu’il n’a pas de véritable politique de sécurité, de protection sociale des habitants, de planification des infrastructures, sans contrôle des frontières politiques. Aujourd’hui, la seule force qui incarne cette aspiration, c’est l’UDC.