Votations cantonales et fédérales du 27 novembre 2016 – L’UDC-Genève dit non aux fondamentalistes

L’UDC-Genève s’est réunie le 27 septembre dernier en assemblée générale extraordinaire afin de déterminer ses mots d’ordre sur les objets soumis à votation populaire le 27 novembre 2016.
 
Nucléaire : NON à l’hypocrisie «verte»
 
Cette initiative fédérale vise à modifier l’art. 90 de la Constitution fédérale en y introduisant le principe d’une interdiction sur sol suisse de toute production d’énergie nucléaire, accompagné d’un calendrier impératif de démantèlement sur 10 ans de toutes les centrales existantes. 
 
L’interdiction de principe empêcherait la Suisse de produire de l’électricité à partir de l’atome même en cas d’avancées techniques ouvrant des filières de production plus sûres, le calendrier de démantèlement obligatoire imposerait d’arrêter les installation indépendamment de leur état objectif de sûreté. Or, on sait que  la maintenance d’une centrale arrêtée coûte presque aussi cher, sans produire d’électricité, qu’une centrale en fonction et qu’en cas de catastrophe naturelle d’une ampleur supérieure aux prévisions, une centrale, même arrêtée, resterait dangereuse.
 
L’UDC-Genève rappelle qu’il est actuellement impossible, politiquement, de construire de nouvelle centrale nucléaire et qu’un démantèlement prématuré sans solution de remplacement par des énergies renouvelables entrainerait soit une pénurie, soit l’importation hypocrite de plus d’énergie nucléaire française et/ou de plus d’énergie sale produite à partir du charbon allemand.
 
Fondamentaliste, hypocrite et irresponsable, cette initiative « verte » a été rejetée par l’assemblée générale de l’UDC-Genève à une très large majorité.
 
Ouverture des magasins : NON au fondamentalisme rouge
 
L’initiative cantonale 155 d’Ensemble à Gauche «Touche pas à mes dimanches!» a pour but de modifier l’art. 16 LHOM (obligation de fermeture le dimanche et les jours fériés légaux) en excluant toute dérogation fondée sur l’article 25 de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (OLT 2) qui prévoit, à son nouvel alinéa 3, que les centres commerciaux qui ne sont pas nécessairement situés dans des stations de ski ou de cure, mais répondant aux besoins du tourisme international peuvent aussi déroger pendant toute l’année à l’obligation d’obtenir une autorisation officielle pour occuper des travailleurs le dimanche.
 
Le contre-projet (loi modifiant la loi sur les heures d’ouverture des magasins – LHOM) ne modifie pas l’art. 16 LHOM, mais introduit dans la loi, à l’art. 18, la permission systématique aux commerces d’ouvrir le 31 décembre jusqu’à 17h et d’employer du personnel sans autorisation, alors que dans sa teneur actuelle, cet article soumet cette autorisation à un accord préalable entre les partenaires sociaux pour répondre à un besoin manifeste.
 
Enfin, le contre-projet introduit un art. 18A LHOM (nouveau) permettant l’emploi de personnel sans autorisation pour l’ouverture des commerces 3 dimanches par an jusqu’ à 17h à condition qu’il existe une convention collective de travail permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail du 28 septembre 1956.
 
Pour l’UDC-Genève, croire que tous les centres commerciaux vont en profiter pour ouvrir tous les dimanches relève de la paranoïa et porte atteinte à la liberté de travailler et à la libre concurrence, tout en pénalisant les petits commerçants.
 
Pour ces raisons, l’assemblée générale extraordinaire de l’UDC-Genève a voté à une large majorité contre l’IN 155 et contre la loi modifiant la LHOM. Toutefois, si tant l’IN 155 que le contre-projet sont acceptés, l’UDC-Genève recommande de voter en faveur du contre-projet.