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Un budget catastrophique!!!

Le seul point positif de ce budget est sa facile qualification: catastrophique! Avec un découvert de 584 millions, il bat un record qui ferait hurler n’importe quel autre canton, mais ici c’est Genève, et un Conseil d’Etat placide et tranquille n’a pas hésité à nous le présenter. L’UDC, très insatisfaite de ce projet de budget 2020 calamiteux, a refusé l’entrée en matière.

Le Conseil d’Etat s’appuie sur les promesses faites au peuple lors de la votation de la nouvelle imposition des entreprises, la RFFA, et le fait de prendre en charge 372 millions de dépenses supplémentaires dues aux pertes fiscales et au renforcement des subsides à l’assurance maladie. Avec plus de 200 millions encore pour la caisse de pension, on arrive à ce chiffre vertigineux de découvert, qui n’est pas acceptable pour plusieurs raisons. La dette est déjà colossale et on va l’augmenter d’environ 2 milliards en 4 ans.

Un nouveau taux d’imposition des entreprises était prévu depuis longtemps, il en découlait le devoir de prévenir les difficultés budgétaires. Les belles déclarations de M. Dal Busco lors des débats pour le budget 2017 restent en mémoire: « Soyez assurés que le CE est très préoccupé par des budgets déficitaires » . Sans commentaire…

Et malgré des comptes dans les chiffres noirs de plus de 200 millions en 2018, le Conseil d’Etat s’est dépêché de jouer les cigales plutôt que de se préparer pour les mois d’un long hiver financier. Tout est fait pour ne pas arriver au frein au déficit, mesure prudente pourtant, un déficit grave parce qu’il devient durablement structurel, et le CE continue son petit train-train quotidien avec un leitmotiv: ne pas braquer la fonction publique.

La population a besoin d’un Etat fort, mais pas besoin d’un Etat dont les dérives ne sont pas corrigées, avec le sempiternel argument bateau de futures prestations en baisse. Etat qui coûte par tête d’habitant, communes comprises, 25% de plus qu’à Zurich. Les dernières votations montrent un ras-le-bol contre ce modèle de développement imposé, toujours plus de monde dans un espace restreint, les nuisances de bruit, la perte de qualité de vie vécue par des contribuables qui paient beaucoup avec une satisfaction mitigée et qui se retrouvent en fin d’année sans argent de côté.