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Sans abris, sans papiers, sans autorisations d’asile mais… avec la bénédiction du gratin politique et l’argent des Genevois

(Communiqué de presse UDC Genève 11 juin 2020) – Que ce soit la commune de la Ville de Genève ou le canton, que ce soit respectivement Christina Kitsos ou Thierry Apothéloz, tous deux socialistes, l’apnée politique est de mise dans le dossier des sans-abris ou dans celui des clandestins et autres demandeurs d’asile déboutés, dossiers qui se superposent bien trop souvent. Tout doit être entrepris, quel qu’en soit le prix et quel qu’en soit la loi, pour aider ces personnes qui se sont installées selon leur bon plaisir à Genève et qu’il nous faut secourir sans poser de questions.

Le coût pour la Ville de Genève augmente de mois en mois. A part l’UDC, tous les partis y vont de la poche du contribuable pour être plus «ouvert» que l’autre à l’autre. Le PDC et le MCG rivalisant avec la gauche pour loger, soigner, nourrir une population prise dans sa globalité, sans tenir compte de leur statut légal. Une population qu’il faut financer en plus de l’importante aide de l’Hospice général (464 millions) et d’innombrables associations subventionnées.

Aujourd’hui, la ville de Genève revient à la charge avec un crédit supplémentaire de 6,9 millions de francs. Ces millions viennent s’additionner à d’autres millions votés depuis l’an passé. 1,2 millions pour Païdos (adolescents en situation de vulnérabilité et/ou de précarité), 500’000 francs pour financer 40 places à l’accueil de nuit de l’armée du Salut, 1,8 millions demandés par le MCG pour les sans-abris, 1,6 millions pour maintenir ouvert l’abri des Vollandes, sans compter 10 millions de subventions budgétés pour l’aide sociale et le domaine de l’asile.

Ces sommes attribuées par notre commune ne sont pas négligeables en cette époque de difficile reprise économique. Tous les indicateurs sont au rouge. Le canton va s’endetter au-delà de l’acceptable (quand donc seront-ils mis devant leurs responsabilités?), le chômage, déjà le plus important de Suisse, va doubler et de nombreuses PME vont déposer leur bilan causant autant de drames humains. Sans oublier nos aînés qui ont vécu des situations difficiles durant ces derniers mois et qu’il conviendra de protéger plus spécialement que d’autres à l’avenir.

Ce nouveau crédit sera débattu lors des prochaines séances du Conseil municipal des 22 et 23 juin. Il y a fort à parier que l’UDC sera le seul groupe à s’y opposer. Ces aides publiques coûteuses, décidées dans l’urgence, ne règlent aucunement le problème migratoire en général et plus particulièrement celui des milliers de clandestins installés sur notre commune, ne rendent pas plus efficace la lutte contre le travail au noir et méprise tout simplement l’Etat de droit au nom d’une morale superficielle et purement d’actualité. L’UDC ne partage pas cette solidarité obligée qu’elle estime nuisible aux intérêts des résidents de notre commune, à leurs emplois, à l’accès aux logements, à leur propre sécurité.

Eric Bertinat, chef de groupe

Vincent Schaller, commissaire aux finances