Régularisation des clandestins stoppée à Berne   Le groupe UDC aux chambres dépose deux textes contre la Genferei Maudet

Alarmés par la plan Maudet-Sommaruga dont la presse nationale et internationale vient de se faire l’écho, les parlementaires fédéraux UDC ont déposé deux interventions de groupe sur le thème de la légalisation des étrangers séjournant clandestinement en Suisse. Ils se prononcent catégoriquement contre la poursuite de l’expérience fatale à laquelle se livre actuellement le canton de Genève. Selon une enquête du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), quelque 76’000 clandestins vivent aujourd’hui en Suisse, dont 13’000 dans le canton de Genève. Ce dernier s’est mis à légaliser les étrangers clandestins en leur distribuant des autorisations de séjour prétendument humanitaires. Cette pratique émet un signal désastreux. Elle ne combat certainement pas le travail au noir, mais l’encourage au contraire et lui fait une belle publicité. De plus, alors que les entreprises qui ont besoin de collaborateurs hautement qualifiés se heurtent à des contingents très stricts en matière de pays tiers, la plan Maudet distribuerait des permis de séjour sans aucune limites à des étrangers illégaux de même provenance mais très peu qualifiés. Pour contrer cette dérive, le groupe UDC aux chambres fédérales a déposé une initiative défendue par Yves NIDEGGER demandant une modification de l’article 30 de la Loi sur les étrangers, destinée à retirer à l’exécutif la marge de manœuvre dont il abuse en inscrivant les critères dans la loi, ainsi qu’une motion défendue par Céline Amaudruz invitant le Conseil fédéral à suspendre la pratique genevoise jusqu’à ce que le parlement fédéral se soit prononcé sur la modification de loi.
Hier au Grand Conseil vaudois, une majorité UDC, PLR et Verts-libéraux a rejeté une résolution de l’extrême gauche visant à régulariser massivement les clandestins selon le modèle genevois.