Capturetravail au noir

Référendum lancé contre le travail illégal

A Genève, un référendum est lancé contre la loi sur l’indemnisation des travailleurs précaires qui ont perdu leurs revenus pendant la crise due à l’épidémie de Covid-19. Le comité référendaire «Contre le travail illégal» réunit l’UDC et le MCG.

«C’est une question de principe. On ne peut pas donner des indemnités pour perte de revenus pour du travail non déclaré», a expliqué André Pfeffer, interrogé par Keystone-ATS.

Comment condamner d’un côté le travail au noir et de l’autre proposer une allocation pour perte de gains (APG) pour travailleurs au noir et clandestins ? Plus à une aberration près, la majorité du Grand Conseil a en effet voté, fin juin, la loi 12723 octroyant une APG pour compenser les pertes de revenus illégaux des sans-papiers et des travailleurs au noir, et ce jusqu’à 4000 F par mois.

Cette loi revient ni plus ni moins à légaliser le travail au noir et le séjour illégal d’étrangers. Comme pour le projet «Papyrus», dont l’illégitimité est aujourd’hui confirmée, les demandes des clandestins et autres travailleurs au noir seraient instruites par des associations proches de ces milieux. En absence d’éléments probants, l’Etat validera la requête sur la base d’une simple déclaration du bénéficiaire !

Après l’opération « Papyrus », le Conseil d’Etat avait promis de s’attaquer au travail au noir. Non seulement il ne respecte pas ses engagements, mais Genève ne contrôle pas les titres de séjour, ni pour la remise d’un Numéro AVS, ni lors des contrôles sur les chantiers. Aucun autre canton Suisse n’est aussi laxiste !

Outre contrevenir à la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) la loi votée confond aide d’urgence, aide sociale et chômage ! Pour l’UDC, il est tout aussi choquant que les contribuables Genevois aient à assumer les défaillances d’employeurs ne respectant pas la loi, ainsi que de personnes sous-louant, souvent avec un bénéfice, un logement à des sans-papiers. La dilapidation des deniers publics ne résoudra ni le travail au noir, ni l’énorme chômage qui existe dans les branches économiques où le travail au noir est pléthorique. Le référendum est lancé!

André Pfeffer, député
Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale