Open saint Genis

Que va faire le gouvernement pour sauver le commerce genevois?

Les premiers coups de pioche d’un centre pharaonique implanté à Saint-Genis Pouilly seront donnés à la fin de l’année. Les concepteurs visent la clientèle suisse et … fortunée alors que nos commerces souffrent chaque jour davantage.
(Communiqué de presse UDC Genève) – Douze ans que l’on en parle. Mais après un long combat devant la justice, les autorisations sont tombées : les travaux du méga centre commercial Open de Saint-Genis-Pouilly commenceront à la fin de l’année. Le complexe devrait voir le jour en 2023. Septante enseignes sur 15 hectares regroupant terrains agricoles, prairie et… zone humide. «Une référence en termes écologiques» affirment les concepteurs emballés par les toits végétalisés, le lac artificiel et la promesse de 500 emplois. Naturellement, ce complexe «ecofriendly» porte un intérêt tout particulier à la clientèle suisse et genevoise en particulier (un bassin de plus de 500’000 personnes dont 400’000 en Suisse). Des navettes gratuites seront même à disposition depuis le terminus du tram 18. Quel service ! Mais quelles incidences et retombées pour l’économie genevoise qui souffre chaque jour un peu plus avec la pandémie avec son lot de commerces qui ferme, des faillites en augmentation et des employés qui perdent leurs emplois. Un tel hypercentre à deux pas de Genève, dans une région qui regorge déjà de centres commerciaux comme Val Thoiry à 5 kilomètres seulement, paraît inutile au vu des 241 945 m2 de surface commerciale existants déjà dans la région.Pour l’UDC Genève, son implantation ne signifie ni plus ni moins la fin du petit commerce, en France voisine mais aussi à Genève !L’Allondon en dangerCe n’est pas tout. Le futur Open aura des conséquences néfastes pour l’écologie. On peut évoquer la nappe phréatique qui sera asséchée, l’artificialisation de la zone, la destruction massive de la biodiversité et l’impact sur l’Allondon, notamment. Depuis des années et comme le relevait déjà l’UDC dans une question déposée en 2013, le canton de Genève fait tout pour sauver l’Allondon, classée zone alluviale d’importance nationale. C’est un fait : les règles de protection de l’environnement sont moins pointilleuses en France que dans notre pays. Et l’on peut s’attendre à retrouver notre Allondon polluée, asséchée, la faune et les biotopes alentours touchés par les travaux et les impacts de ce centre pharaonique. Sous couvert de toits végétalisés. Les chiffres font peur : l’Open s’attend à 12’000 voitures attendues le samedi et 9000 par jour pendant la semaine.L’UDC dépose à ce jour une question écrite à ce sujet, demandant notamment au Conseil d’Etat entend comment il entend agir pour soutenir le commerce de détail genevois face au développement de grands centres commerciaux en France voisinealors que les Genevois ne peuvent plus aller faire leurs courses en ville à cause du manque de places de stationnement ? L’UDC demande également des réponses concernant la surveillance de l’Allondon et de la qualité de son eau notamment au regard des objectifs du protocole d’accord transfrontalier pour la revalorisation des rivières du Genevois.

Stéphane Florey, député

Céline Amaudruz, présidente UDC Genève