monnaie

Quand l’Entente entend empêcher la gauche de gaspiller autant qu’elle.

 

Quand l’Entente entend empêcher la gauche de gaspiller autant qu’elle.

 

(UDC-Genève, 15 septembre 2021)  L’UDC du canton de Genève tient tout d’abord à présenter ses plus plates excuses pour le retard pris par le présent communiqué. Il nous a fallu effectivement un certain temps pour nous assurer d’avoir bien lu ce que propose l’Entente par voie d’initiative. Le PLR et le PDC souhaitent faire adopter un projet qui interdirait au Conseil d’Etat d’engager du personnel en cas de budget déficitaire. Oui, vous avez bien lu. On se pince, on n’y croit guère en première lecture mais c’est vrai, voici deux formations politique tout-à-coup soucieuses de l’inflation galopante frappant la fonction publique. Il est vrai qu’une augmentation de 17% des équivalents plein temps tandis que l’évolution démographique atteignait 9%, ça fait beaucoup sur 10 ans. D’autant plus que les dépenses liées à la fonction publique grimpaient de 22% durant le même laps de temps. Au vu de ces chiffres, on ne peut que saluer cette brusque crise de vertu budgétaire.

 

Mais, passé le légitime moment d’euphorie, on se prend à se demander comment une telle hausse a pu se produire. Et on constate que les partis qui se veulent aujourd’hui économes et soucieux de la dette qui étrangle et étranglera durablement le canton étaient au pouvoir durant l’essentiel de la période concernée. Les années Maudet, homme si prodigue de l’argent des autres, auraient constitué une excellente occasion de mettre en œuvre ce que PLR et PDC demandent aujourd’hui vu qu’ils étaient aux commandes. Mais non, à l’époque, il fallait de l’audace, du courage pour parier sur l’avenir et le retour à l’équilibre financier. Aujourd’hui, hélas, c’est la gauche qui tient les manettes. Les camarades ne vont pas se gêner pour poursuivre voire amplifier la désastreuse politique financière pratiquée par l’Entente depuis trop longtemps, cette politique que la même entend stopper par voie d’initiative. Vouloir interdire à d’autres une politique qu’on a pratiquée sans vergogne durant de nombreuses années, voici qui sonne comme un aveu.

Les maux dont Genève souffre, l’Entente en est responsable. Elle tente avec son texte de juguler la folie dépensière qu’elle a insufflée à l’Etat. Pourquoi a-t-elle tant attendu pour condamner sa propre politique ? La proximité des élections 2023 peut-être ?

 

Pour conclure, nous vous invitons à soutenir ce texte qui contraindra le Grand Conseil à refuser les budgets déficitaires prévoyant l’engagement de nouveaux fonctionnaires. L’Entente n’a rien inventé, l’UDC le fait déjà depuis bien longtemps, attitude envers laquelle l’Entente n’avait que critiques et sarcasmes jusqu’ici.

Pour plus d’informations :

Céline Amaudruz, présidente de l’UDC Genève, conseillère nationale, 079/874 83 97

Stéphane Florey, membre du comité directeur, député, 079/471 44 85