07 février 2022

Stop aux 30 km/h anarchiques sur le réseau routier !

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Stop aux 30 km/h anarchiques sur le réseau routier !

(UDC-Genève, 7 février 2022) L’UDC s’oppose à une limitation politique de la vitesse à 30 km/h qui prend comme prétexte le bruit. La motion déposée ce jour demande de différer la généralisation du 30 km/h dans l’hyper-centre et sur les axes structurants qu’après avoir démontré que le revêtement phonoabsorbant n’a pas donné les résultats escomptés en matière de réduction des émissions sonores.

Le bruit est une importante nuisance environnementale dont souffre la population et il s’avère que le trafic routier est une des sources de bruit principales. Toutefois, les mesures de réglementation de la vitesse prévues dans la LMCE n’ont pas comme objectif la réduction du bruit routier, faute d’avoir démontré que l’intégralité que la zone I (hyper-centre) est touchée par un excès de bruit qui justifie que la vitesse y soit limitée entièrement à 30 km/h, de jour comme de nuit. Il faut aussi préciser que diminuer la vitesse maximale sur les grands axes routiers, c’est courir le risque de voir des conducteurs emprunter des itinéraires de contournement.

La motion du député Stéphane Florey demande de différer la généralisation du 30 km/h qu’après avoir démontré que le revêtement phonoabsorbant n’a pas donné les résultats escomptés en matière de réduction des émissions sonores. C’est l’occasion de rappeler qu’une étude de l’office fédéral de l’environnement (OFEV) montre que les revêtements phonoabsorbants les plus efficaces entraînent une réduction du bruit routier qui équivaut à une diminution de 85 % du trafic. Pourquoi ne pas donner alors l’opportunité au phonoabsorbant de faire ses preuves avant de paralyser tout un canton et une économie ?

La motion demande également au Conseil d’Etat de rendre un rapport sur les conséquences qu’engendrerait la généralisation du 30 km/h dans l’hyper-centre et sur les axes structurants, notamment pour les TPG, qui risquent de voir leur vitesse d’exploitation diminuer, ainsi que pour les chauffeurs de taxis et les véhicules de secours. Il est également demandé au Conseil d’Etat d’évaluer les conséquences du 30 km/h sur la compétitivité du commerce genevois, face à la nouvelle offre commerciale en France voisine, dont les immenses centres commerciaux qui disposent de parkings gratuits ciblent spécialement la clientèle genevoise lassée des restrictions de circulation découlant d’une politique anti-voiture.

 

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député, auteur de la motion, 079/471 44 85

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale, 079 / 874 83 97