Propagation de préceptes religieux incitant à la violence faite aux femmes : Tolérance zéro !

Le Matin Dimanche du jour nous a appris qu’un imam prêchant dans une mosquée du canton de Lucerne rappelle volontiers à ses fidèles qu’ils ont autorité sur leurs femmes, eu égard aux faveurs qu’Allah leur a accordées au détriment de la gente féminine. Cette avantageuse situation permet aux hommes d’imposer leur autorité en usant de violence au besoin. Ainsi, l’homme peut frapper une femme indisciplinée, mais pas trop, heureusement. L’imam s’appuie sur la charia pour étayer ses propos, une charia vieille de quatorze siècles mais dont l’intemporalité lui vaut de s’appliquer aujourd’hui aux musulmans comme aux mécréants. Notre homme n’est pas un inconnu pour les autorités, ayant par le passé fait l’objet d’une enquête pour ses liens présumés avec l’Etat islamique, liens qui n’ont jamais été prouvés. Il peut donc éclairer ses fidèles en toute quiétude.

Cette situation choque. A l’heure où la violence faite aux femmes prend des proportions de plus en plus dramatiques, où les comportements masculins violents ont été vivement dénoncés lors de la grève du 14 juin dernier, où plus de cent femmes ont été victimes de féminicides en France depuis le début de l’année, on entend encore cette vieille litanie. La violence faite aux femmes légitimée, encouragée sous prétexte de préceptes religieux. Rares ont été les réactions féministes à cette heure. On aurait pu pourtant espérer une condamnation sans appel de ce type de propos appelant à des pratiques qu’on aimerait d’un autre âge. Hélas, c’est aujourd’hui, en Suisse, chez nous. “Dans un prêche, un imam invite les maris à battre leurs épouses”, tel est le titre de l’article. C’est clair. C’est de l’incitation à la violence. A la violence contre les femmes. Une violence qui trouve ses racines dans la charia. Comment lutter contre ce phénomène dès lors qu’il figure au nombre des prescriptions religieuses que chaque fidèle se doit d’observer ?

Tolérance zéro, voici la seule réponse. La violence faite aux femmes est inacceptable et doit être combattue partout et en tout temps. Les hommes qui en incitent d’autres à la pratiquer doivent être poursuivis en tant qu’instigateurs d’actes que l’auteur justifiera ensuite par son respect des préceptes. L’intégrité du corps de la femme ne saurait être relativisée parce que certains textes le prévoient. Si tel est le cas, il faut en interdire la propagation. La liberté religieuse n’est pas au-dessus de l’égalité hommes-femmes également prévue dans notre Constitution. Précisons pour conclure que les polices de Lucerne et Nidwald, canton de domicile du prédicateur, disent ne pas être au courant mais prêtes à enquêter en cas de preuves concrètes d’un crime. Manifestement, appeler à battre une femme n’en est pas un. Cela doit changer !

 

Pour plus d’informations :

Céline Amaudruz, vice-présidente de l’UDC Suisse, présidente de l’UDC Genève, conseillère nationale et candidate au Conseil des Etats. Tél. (079) 874 83 97