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Perly : l’UDC dénonce des drames facilement évitables.

Pendant que Schengen utilise nos gardes-frontière pour contrôler sa seule frontière extérieure, l’aéroport, les brigands de Saint-Julien-en-Genevois sont libres de tabasser des femmes en Suisse, à deux pas d’un poste frontière déserté. L’affaire est sortie la semaine dernière mais remonte à cet été déjà. Selon la Tribune de Genève, trois femmes de 50 à 75 ans se sont fait brutalisées pour leur arracher leur sac à Perly-Certoux à quelques dizaines de mètres de la frontière. Le quotidien évoque la piste d’agresseurs domiciliés à Saint-Julien-en-Genevois. Comme d’autre communes frontières devenues des proies privilégiées des criminels transfrontaliers depuis la levée des contrôles imposée par Schengen, Perly est le théâtre régulier de braquages des nombreuses stations-services,  de vols et de cambriolages en tout genre, mais les agressions physiques étaient  rares jusqu’ici.

Dans les trois cas évoqués par la Tribune de Genève, le butin est maigre mais les conséquences psychologiques très graves pour les victimes qui n’osent plus sortir seules de chez elles. L’UDC constate une fois encore que l‘absence de contrôle aux frontières conduit à des drames inacceptables pourtant très faciles à dissuader. En effet, à la suite des attentats de Paris en décembre 2015, la France a réinstauré des contrôles à sa frontière avec la Suisse jusqu’au mois de novembre 2017. Le résultat a été immédiat : les vols, les cambriolages et le trafic de drogue ont baissé à Genève et explosé à Annemasse, Saint-Julien et Annecy. Depuis 2018, non seulement les criminels ont retrouvé leurs vieilles habitudes mais se montrent de plus en plus téméraires. Rappelons par exemple l’attaque des deux agences bancaires de Champel commises au mois de juillet dernier par deux malfrats qui se sont enfuis ensuite sur un scooter aux plaques françaises. Schengen n’est pas la solution que l’on dit mais une partie importante du problème d’insécurité importée que connaissent les cantons frontières.

La suspension de l’accord de Schengen a été bénéfique pour la sécurité de Genève, chroniquement beaucoup plus exposé aux cambriolages et autres actes de criminalité transfrontalière que les cantons de Suisse centrale ou même de grands centres urbains comme Zurich.

Le lien très clair entre absence de contrôle aux douanes et criminalité transfrontalière est démontré. Pendant que Schengen monopolise l’effectif de nos gardes-frontière à l’aéroport pour vérifier un par un les passeports des touristes anglais venus skier en Haute -Savoie, des brigands de Saint-Julien-en-Genevois tabassent des femmes en Suisse, à quelques mètres d‘un poste frontière déserté. La mise en service du Léman Express le 15 décembre prochain apportera son lot de nouveaux criminels importés qui, mieux que les travailleurs frontaliers censés l’utiliser, sauront prendre ce train en marche. Par qui sommes-nous gouvernés?