Pas de toilettes, pas de poubelles : on va oublier quoi la prochaine fois ?

Après avoir omis de construire des WC dans les gares du CEVA, c’est sur la plage des Eaux-Vives que nos autorités ont «oublié» d’installer des poubelles.

Genève, un monde en soi. Nos autorités ont d’abord choisi de ne pas installer de toilettes dans les gares du futur Léman Express, suscitant un tonnerre de critiques au printemps dernier. Il y a quelques jours, Serge Dal Busco, conseiller d’Etat PDC en charge du département des infrastructures, a fait marche arrière en promettant des WC publics à l’intérieur et à l’extérieur des gares. Trois mois pour dire si on met ou non des latrines sur un projet remontant à plusieurs années…

C’est dire la rapidité de nos dirigeants actuels. Et l’on se demande du coup quand les édiles de la Ville de Genève prendront la décision de placer des poubelles sur la nouvelle plage des Eaux-Vives qui, au lendemain de son inauguration le 22 juin, était déjà jonchée de détritus, de canettes de bières, de bouteilles en verre, de gobelets, de mégots et on en passe. Les nombreux adeptes de la nouvelle plage ne sont pas forcément les responsables de ce dépotoir. En effet, des jeunes venus d’Annemasse pour faire la fête à Genève ont été vus le week-end dernier abandonnant leurs déchets sur les lieux.

Interpellée sur ces détritus, la Maire de Genève, Sandrine Salerno, a expliqué qu’effectivement il n’y avait pas de poubelles sur la plage de 400 mètres mais un seul et unique point de récupération. Et de compter sur la bonne volonté des utilisateurs pour ne pas laisser leurs déchets sur la plage, à deux pas du lac Léman… L’appel de la magistrate socialiste n’a apparemment pas été entendu puisqu’il faut environ deux heures le matin aux nettoyeurs pour ramasser les déchets selon la Tribune de Genève. Dès l’ouverture de la partie gazon, le 13 juillet prochain, cela prendra sans doute quatre heures. 

Et qui va payer tout ça ? Les contribuables, une fois de plus. L’UDC-Genève refuse que les Genevois passent encore à la caisse à cause du manque de réflexion de nos autorités. «A Lausanne, à Zurich ou à Evian, les bords du lac sont impeccables et très attractifs avec des terrasses accueillantes. Cela doit être possible aussi dans notre ville !», fait remarquer la présidente de l’UDC-Genève et conseillère nationale et vice-présidente de l’UDC Céline Amaudruz.

A quatre mois des élections fédérales, notre parti espère que le peuple genevois entende ce que l’UDC dénonce depuis des années : le laxisme des autorités, municipales ou cantonales, incapables de gérer les affaires, même des toilettes et des poubelles !