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Pas de libéralisation du cannabis, même à l’essai !

(UDC Genève, le 4 décembre 2013)


Les associations de consommateurs de cannabis ont trouvé une nouvelle voie pour atteindre leur but: libéraliser (réglementer qu’ils disent) l’accès au cannabis. Dans un premier temps, ils s’entourent de représentants des partis (le Groupe de réflexion interpartis) pour préparer un projet pilote. Une fois terminé, il est présenté aux présidents des partis. Une fois les présidents convaincus, ils le présentent à leur tour aux partis et à leurs représentants au Gd Conseil et à Berne. Les parlements des jeunes des communes et les jeunesses des partis seront aussi approchés avant qu’il ne soit question de créer une commission consultative en matière d’addiction réunissant les villes de Genève, Berne, Bâle et Zurich. Notons qu’actuellement aucun projet concret n’existe dans ces villes.

Genève sera précurseur et espère s’appuyer sur ces villes pour obtenir au plan fédéral l’autorisation de déroger à la législation actuelle pour une période d’essai de deux ans.

Pour ce faire, le Groupe propose donc de confier ces tâches aux clubs (associations de consommateurs de cannabis). Plusieurs centaines de clubs existent, par exemple, en Espagne. Un club correspond en moyenne à 200 personnes qui produisent eux-mêmes leur cannabis pour leur propre consommation. Qui est de nature récréative, précise le Groupe.

L’UDC Genève, dont un de ses membres à suivi les travaux du Groupe, n’ira pas plus loin avec ce projet pilote. Elle relève que ce projet pilote ne vise qu’à libéraliser le cannabis, y compris pour les mineurs et sans fixer le taux de THC. Or, le risque d’addiction s’est aggravé proportionnellement avec la hausse du taux de THC qui a considérablement augmenté ces dernières années et entraîne de nombreux troubles liés à la consommation de cannabis, tels que des tendances au suicide, des dépressions, des déviances de tous ordres, etc.

Elle relève également que le cannabis n’est pas une simple drogue, mais que son usage régulier (hors médicament) conduit de nombreux consommateurs à choisir d’autres drogues infiniment moins “récréatives” pour reprendre un terme utilisé par le Groupe. Tous les consommateurs de drogues dures ont consommé du cannabis. A relever que le canton de Genève subventionne la Fondation Phénix qui lutte contre les addictions. L’UDC appelle tous les partis genevois à rester cohérents dans la lutte contre la drogue.

Plus d’information :

Céline Amaudruz, présidente, 079 / 874 83 97