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Papyrus, faux humanisme, vraie magouille

Le laxisme genevois a permis la violation à grande échelle du droit fédéral. Papyrus est une triste farce qui a permis des régularisations.

C’est un fait : l’opération Papyrus a consisté à accorder des autorisations de séjour aux étrangers ayant fait le choix de l’illégalité, sous prétexte de l’accueil humanitaire. Or, comme le révèle ce jour la Tribune de Genève, un ressortissant des Balkans a été arrêté le 13 janvier, suspecté d’avoir aidé des dizaines d’autres membres de sa communauté à décrocher le sésame en produisant de faux documents.

Le système Papyrus pose intrinsèquement problème car l’Etat s’oblige à accorder des autorisations de séjour à des personnes dont il ignorait l’existence et dont il n’est pas en mesure d’attester de la durée réelle et effective de leur séjour illégal.

La vulnérabilité de Papyrus et la facilité à tromper l’administration viennent d’éclater au grand jour avec la récente enquête pénale et les deux arrestations intervenues ce mois, où une personne est suspectée d’avoir produit de faux documents en vue de la régularisation de dizaines de compatriotes.

Le risque de fraude parmi les milliers de dossiers Papyrus soumis à l’examen de l’Office cantonal de la population et de la migration (OCPM) est d’une envergure potentiellement massive. Le député Stéphane Florey interpelle ce jour le Conseil d’Etat pour demander des explications, notamment si, face aux cas de fraudes, un nouvel examen de l’ensemble des dossiers Papyrus est envisagé.