Ouf, le MAH restera sur son site, en Vieille-Ville !

Le conseiller administratif Sami Kanaan a convié ce jour à midi les commissions des arts et de la culture (CARTS) ainsi que celle des constructions (CTC) à la présentation intermédiaire du travail de la commission des experts mandatée par le Conseil administratif de la Ville de Genève pour esquisser un nouveau projet pour le Musée d’Art et d’Histoire après le refus par la population du projet de rénovation et d’agrandissement du MAH (février 2016).

Pour rappel, c’est une “carte blanche” qui a été donnée à cette commission composée d’experts externes, directeurs de musées suisses ou étrangers. Ce choix avait été critiqué pour ne pas avoir réuni principalement des spécialistes genevois, qui sont nombreux et compétents. M. Sami Kanaan l’a justifié par un “regard extérieur” nécessaire à ce dossier mais aussi parce que les musées, tant leur construction que leur politique muséale, évoluent très rapidement. Des données importantes pour (re)penser le projet du MAH qui sera terminé dans une quinzaine d’années.

Cette combinaison d’experts est arrivée aux conclusions suivantes. Le MAH doit rester fidèle à ses collections et à son histoire. Les Genevois sont très attachés à leur passé mais sont aussi fiers de la Genève internationale. Il faut donc retrouver ces deux aspects (régional et international) dans les expositions permanentes dont le fil rouge retracera l’histoire de Genève depuis ses origines à nos jours.

D’autre part, il est apparu évident aux yeux des experts qu’il faut regrouper le MAH, le musée Rath et la Maison Tavel. Les locaux laissés libres par l’Ecole des Beaux-Arts au boulevard Helvétique (la Haute Ecole d’art et de design de Genève) conviendront parfaitement à cette concentration. Le musée Rath servira pendant les travaux de “Maison du projet” pour expliquer aux Genevois à la fois le projet lui-même et l’avancement du chantier et permettra également l’exposition des œuvres les plus importantes actuellement exposées au MAH. Il n’en reste pas moins que la question du prix de vente de ce site n’est pas encore connue et pourra poser un réel problème pour les finances de la Ville et l’avenir du projet du nouveau MAH.

Toutes ces réflexions ont conduit le Conseil administratif à choisir le site actuel pour développer un ensemble muséal qui aura, l’UDC l’espère vivement, un heureux avenir auprès du public genevois et des touristes.

L’UDC Ville de Genève, en l’état, est satisfaite du travail mené par Sami Kanaan. Elle a été rassurée sur la collaboration qui a été menée entre les autorités et les principaux acteurs culturels genevois. Elle espère qu’elle se poursuivra de manière soutenue et attend impatiemment la suite de ce dossier, prévu pour juin 2018. Il y sera question d’un nouveau crédit d’étude et de l’organisation d’un concours international d’architectes.