Non au saccage de la presqu’île d’Aïre !

La commune de Vernier cumule de nombreux facteurs de précarité globale et ses habitants cohabitent avec diverses installations présentant des risques et des nuisances comme les citernes d’hydrocarbures (à ce propos, lire le blog de Marie-Agnès Bertinat du 22 mars 2018) ou la station d’épuration des Eaux usées d’Aïre. L’implantation projetée d’un centre pour requérants d’asile mineurs non accompagnés en plein cœur d’une zone villa et à 40 mètres de l’école enfantine et primaire suscite l’incompréhension des habitants d’Aïre et particulièrement des parents d’élèves, inquiets pour la sécurité de leurs enfants. L’UDC dépose ce jour une motion demandant de renoncer à l’implantation d’un centre pour requérants d’asile mineurs non accompagnés sur la parcelle 1409 feuille 29 du cadastre de la commune de Vernier.

Un projet surdimensionné incompatible avec le caractère résidentiel de la zone villa !

Le projet d’un centre pour requérants d’asile mineurs non accompagnés comportant notamment une salle polyvalente de 150 places assises avec la possibilité d’accueillir 300 personnes sera assurément source de nuisances et d’inconvénients pour le voisinage, ce d’autant plus que l’édification est prévue à quelques mètres d’une école enfantine et primaire. Il n’est par conséquent pas compatible avec le caractère résidentiel de la zone villa et ne satisfait pas aux conditions d’une dérogation. Le projet d’implantation est totalement incompatible avec l’aménagement du quartier, constitué principalement de petites villas individuelles. Enfin, le plan directeur localisé adopté par la Commune et approuvé par le Conseil d’Etat ne prévoit aucune augmentation de la densité et précise que la parcelle en question est placée en résidentiel faible densité.

Assurons l’avenir d’un quartier !

La commune de Vernier accueille déjà de nombreuses personnes relevant de l’asile ainsi qu’une forte concentration de personnes précarisées. Elle gagnerait à établir des logements sur ce périmètre qui permettraient à la commune d’attirer de nouvelles familles contribuables. Mais cela ne sera possible qu’en renonçant immédiatement à l’implantation d’un centre pour requérants d’asile mineurs non accompagnés.