Au nom du Pèze, du Fric et du Saint Bénéfice : le miracle a bien eu lieu !

Sauver une fois de plus par des recettes supérieures aux estimations, les compte de l’Etat 2018 affiche un excédent de 222 millions de francs. Comme à son habitude, l’exécutif y voit une excellente gestion de sa part. Mais la réalité est ailleurs.

Cet excédant s’explique essentiellement par une conjoncture économique exceptionnelle qui fait exploser les recettes de l’impôt des personnes morales (+24,8 %) et beaucoup moins celui des personnes physiques (+1%), due grandement aux dénonciations spontanées des contribuables.

Aucune mesure de réforme structurelle et aucun effort d’économie n’ont été entrepris par le Conseil d’Etat pour en améliorer les résultats. Sans effort, le voilà bénéficiaire de résultats comptables merveilleux : le miracle a bien eu lieu ! Au-delà de ces chiffres masquant la dure réalité du quotidien des contribuables genevois, l’UDC s’inquiète de l’explosion des charges (+155 millions de francs) et l’augmentation massive des effectifs des fonctionnaires (+ 326 équivalent temps plein).

Seul point positif, la diminution de la dette de 562 millions de francs qui se situe tout de même à 11,8 milliards de francs et qui voit ainsi s’éloigner le spectre du frein à l’endettement. Mais cette dette reste trop importante pour l’UDC (23’500 francs par habitant) et nous coûte encore la bagatelle de 172 millions de francs par an (intérêts de la dette). Comme pour presque toutes les statistiques genevoises confrontées à celles des autres cantons (chômage, immigration, frontaliers, etc.), la dette genevoise reste désespérément la plus élevée du pays.

L’UDC reste donc préoccupée pour l’avenir de notre canton avec, si le peuple l’accepte, l’entrée en vigueur de la réforme fiscale cantonale des entreprises (RFFA) et les mesures d’accompagnement qui auront immanquablement un impact négatif sur les finances cantonales. L’explosion des charges sociales dues à l’IN 170 ou son contreprojet feront, si le peuple tombe dans ce piège le 19 mai, exploser encore plus les montants des subsides à l’assurance maladie (+186 millions de francs) et bien évidemment l’avenir de la CPEG qui n’est à ce jour toujours pas assurée.

L’UDC, sans représentant au gouvernement, continuera sur sa ligne politique d’opposition et fera tout ce qui est dans ses moyens pour obliger le Conseil d’Etat à se réformer et à retrouver des finances saines.