Migrants : Camping ​P​aradis au Bois-de-Bay

Fin juillet, le dispositif d’asile de l’Hospice général compte 6’647 personnes. Ce sont des requérants d’asile qui sont répartis sur le territoire de diverses communes dans des centres d’hébergement collectifs ou des abris de protection civile. Mais cela ne suffit pas, le flot de nouveaux arrivés, même légèrement en baisse en comparaison de 2015, pose d’énormes problèmes de logements. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que l’Hospice général installera quelque 130 migrants dans des mobiles homes disposés sur une partie du camping du Bois-de-Bay, ​sur la commune de  Satigny.

Sur le site de La Tribune de Genève de ce jour, cette ​information est traitée d’une manière bien terne. A part le témoignage très retenu de personnes résidant dans ce camping, nous ne savons rien des problèmes ​d’intendance ​qui se poseront pour la commune et pour d’autres entités publiques. Il semble qu’au contraire, tout cela va de soi, sans autre difficulté. Pourtant, il n’est pas inutile de se poser des questions. A quelles écoles seront inscrits les enfants de ces familles ? La commune de Satigny – ou une autre commune – a-t-elle les moyens de recevoir ces enfants ? Quelle intégration sera proposée à ces personnes provenant de pays non francophones ? Quid des transports et des soins, le Bois-de-Bay étant, pour le moins, géographiquement excentré. Qui surveillera ce camps​, les allées et venues, pour assurer ​la sécurité du camping et de la commune ? Qui s’occupera de l’entretien des mobiles homes ? Bref, cette installation n’est pas sans incidence sur les finances publiques et ni les autorités, ni La Tribune de Genève n’en disent mot.

Enfin l’UDC ​relève que l’on offre aux migrants de confortables mobiles​ homes alors que les habitants actuels du camping n’ont pas de toilettes et d’eau sur leur lieu de résidence. Ils doivent se déplacer dans le bâtiment central. Si l’on peut comprendre qu’il faille offrir aux migrants des logements possédant un minimum de confort, l’on constate que ce souci n’a pas été manifesté pour les résidents ordinaires du camping. Ce n’est qu’un exemple, mais il se répète et se répétera à l’avenir, l’arrivée massive de migrants, telle qu’​acceptée sans opposition​ par nos autorités, conduisant inévitablement à privilégier cette catégorie de personnes au détriment de notre population.