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Mauvaises notes pour les écoliers genevois. A cause de qui ?

La concurrence sur le marché du travail est de plus en plus rude. Au lieu de prendre la mesure de cet état de fait, notre école de l’intégration et du multiculturalisme continue sur sa lignée post-soixante-huitarde. Pour ne rien arranger, la forte proportion d’élèves étrangers conduit à une baisse des performances moyennes des établissements. Depuis 2007, année où la pleine libre circulation des personnes est entrée en vigueur, la population de la Suisse a augmenté d’un million de personnes et celle de Genève de près de 60’000 personnes. Cette forte immigration se reflète sur les résultats obtenus par les élèves (enquête internationale PISA). Cette enquête, qui évalue tous les trois ans les connaissances scolaires des élèves de 15 ans, a placé la Chine et Singapour en tête pour l’année 2018. Depuis 2012, les résultats obtenus par la Suisse baissent, toutes disciplines confondues et particulièrement en lecture ou les élèves suisses se retrouvent notamment derrière le Danemark ou l’Allemagne.

Aucun pays d’Europe ne dépense autant pour la formation et pourtant cela ne suffit pas, pour assurer une instruction de qualité. Le canton de Genève en sait quelque chose lui qui compte la plus forte proportion d’élèves étrangers (43%) en Suisse à l’école obligatoire, alors qu’avec une proportion de 20% de migrants en classe les performances baissent déjà sensiblement (étude Max-Planck). La particularité de Genève avec sa forte proportion d’élèves issus de l’immigration, fait que notre canton se retrouve en queue de peloton avec Bâle en dépit des moyens supplémentaires déployés avec le réseau d’enseignement prioritaire (REP) à l’école primaire dans les quartiers « moins favorisés». Avec près de 6’000 francs par an et par habitant, Genève dépense près de 1’500 francs de plus que la moyenne nationale pour ses dépenses publiques d’éducation sans que les résultats soient au rendez-vous. Un constat inquiétant, alors que le but essentiel de l’école est d’acquérir une formation, d’apprendre un métier qui permette un jour de trouver un emploi.

Au niveau de la planification, la forte augmentation de la population due à l’immigration contraint le Département de l’instruction publique à revoir les projections du nombre d’élèves du primaire. Tel a par exemple été le cas à Lancy où la réalisation du quartier surdensifié de l’Adret a contraint la commune à réaliser une école en lieu et place du parc initialement prévu. Autant de raisons de dire OUI le 27 septembre !

Stéphane Florey, député au Grand Conseil