Luxes, fastes et frais mirobolants des potentats genevois : l’image du canton et de la Ville au plus bas

Vos fins de mois sont difficiles ? Pas celles de M. Barazzone : il gagne davantage qu’un Conseiller d’Etat en sa qualité de Conseiller administratif, il cumule un revenu de Conseiller national, mais il fait prendre en charge par la collectivité ses frais de bouche tard dans la nuit, durant des jours fériés ou dans des lieux inhabituels pour la fonction publique, ainsi que des alcools forts ou encore des bouteilles de champagne de prestige !

Pour l’UDC-Ville de Genève, cet énorme scandale réduit à néant l’image de notre ville et de notre canton dans toute la Suisse. Rarement un rapport de la Cour des comptes s’est révélé aussi accablant. Après l’image de l’exécutif cantonal genevois ternie par l’affaire Maudet, c’est au tour du Conseil administratif de la Ville de Genève de pâtir des agissements de l’un des siens. Pour la Cour des comptes, sa mission « s’est déroulée dans un climat tendu, et les travaux ont été compliqués par de nombreux freins et oppositions, tels que les refus initiaux d’accès aux données comptables, de procéder à des vérifications d’usage sur le caractère professionnel de certaines dépenses et hors la présence d’un avocat. La Cour a dû rappeler plusieurs fois au Conseil administratif qu’il était tenu par une obligation de renseigner et de collaborer en application de l’article 8 de la loi sur la surveillance de l’État (LSurv). »

Egalement désolant le refus du Conseil administratif de mettre en œuvre trois des onze recommandations faites par la Cour de comptes, dont notamment celle visant à instaurer plus de transparence, ce qui « illustre le fait qu’il n’a pas pris pleinement la mesure des dysfonctionnements préoccupants relevés par la Cour. » Enfin, le Ministère public, s’appuyant sur le rapport de la Cour des comptes, pourra vérifier si certains faits sont susceptibles de constituer une ou plusieurs infractions pénales.