L’UDC veut remotiver la police judiciaire

La crise que traverse la police et tout particulièrement la police judiciaire trouve son origine dans la nouvelle loi sur la police (LPol) avec son dogme du « policier unique », une aberration intrinsèque tant les missions de la Police judiciaire (PJ) sont spécifiques et sensibles. L’UDC dépose un projet de loi corrigeant ce défaut majeur.

Le système LPol est à l’origine d’un nivellement par le bas des prestations offertes à la population. De moins en moins attractive, la police peine à trouver des candidats. L’instauration d’une école unique coûte de l’argent et du temps, et des lacunes en termes de formation sont déjà observées. Comme résultat, la Police ne peut plus assurer les missions : pas assez d’effectifs – des postes doivent parfois fermer, faute de personnel disponible 15 réquisitions par jour ne sont plus assurées. Enfin, le Ministère public à qui les rapports sont destinés aurait constaté et déploré une baisse de la qualité du travail effectué par une Police judiciaire sacrifiée par la LPol.

La LPol part de l’idée que des métiers qui ont toujours été différents jusqu’alors ne le sont plus et ce alors que le cahier des charges n’a lui pas été modifié. Avec la LPol, le policier s’expose aussi à une transversalité forcée, à l’origine d’une forte démotivation des effectifs. Une transversalité qui d’ailleurs n’existe qu’à Genève. La transversalité imposée par la LPol, entraîne une diminution du nombre de postulants aux grades, mais son problème majeur reste celui d’une incompatibilité de culture, de compétences et de légitimité entre des métiers à forte spécificité.

Le projet de loi du député Patrick Lussi propose de faire passer de trois à quatre les catégories de personnel de la police et de rendre l’affectation de personnel possible exclusivement au sein de la même catégorie de personnel et non plus de l’imposer d’une catégorie de personnel à une autre comme cela est le cas actuellement.