L’UDC dénonce le développement durable de la consommation de la drogue à Genève

Sans surprise, l’UDC apprend que le Conseil d’Etat envisage un second local pour toxicomanes. Proposé par le Quai 9 et Première Ligne, ce projet permettra l’accueil de jour des consommateurs de drogues qui pourront faire leur toilette, prendre un verre ou encore déposer leurs seringues usagées mais ne pourront pas y consommer de drogue. Il est également prévu que des éducateurs et des assistants sociaux proposent leurs services, pour des démarches administratives entre autres. Après s’être montré plus qu’intéressé par la légalisation du cannabis et par le « drug checking » (un laboratoire de tests de la qualité de la drogue avant usage), l’exécutif genevois continue sur sa lancée d’une politique laxiste en matière de drogue.

Pour l’UDC, le concept d’un local permettant aux drogués de se « shooter » accrédite l’idée que la consommation d’une drogue n’est plus un délit et qu’elle ne nuit guère à la santé. C’est un message que l’UDC juge ambigu et perturbant l’action de prévention et d’accompagnement qui doit être menée par les autorités, notamment auprès des plus jeunes.

En effet, l’aide à la survie n’est que très partiellement assurée et la politique de prévention, premier des quatre piliers de la politique fédérale de la drogue acceptée par Genève est bien loin d’être à la hauteur des besoins pour éviter toute banalisation du phénomène des drogues auprès des jeunes. Mais comment être crédible sur le thème de la prévention lorsque l’on se dit intéressé par la légalisation du cannabis ?

Notons qu’aucune de ces structures n’a de caractère scientifique et que les chiffres et interprétations du Conseil d’Etat méritent d’être analysés avec beaucoup plus de sérieux.

Pour l’UDC, la drogue est un fléau social, sa consommation un délit pénal et rien de doit être entrepris qui pourrait favoriser, même indirectement, sa diffusion. Les drogués doivent être soignés dans un centre de désintoxication et non confortés par l’Etat dans leur consommation quotidienne : « Comment voulez-vous que l’on comprenne qu’une collectivité publique ouvre un local qui, qu’on le veuille ou non, conduit, ou risque de conduire, à la mort ? » se demandait voici quelques années Philippe Leuba.