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L’UDC défend les communes et Genève à Berne

La conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz déclenche un débat d’actualité sous  la Coupole suite aux agressions de femmes survenues à Perly.

Ce n’est pas l’UDC qui le dit mais la presse, la Tribune de Genève et le 24 Heures en l’occurrence. Oui, la conseillère genevoise Céline Amaudruz, vice-présidente de l’UDC Suisse,  vient bel et bien de réussir un tour de force à Berne. Grâce à elle, le débat d’actualité du 18 décembre au Conseil national sera consacré à l’insécurité dans les régions frontalières et notamment aux agressions survenues sur des femmes dans la petite commune de Perly, à deux pas de Saint-Julien-en-Genevois (F).

En quelques heures, la conseillère nationale – qui est aussi présidente de l’UDC Genève – a su convaincre près de 80 parlementaires de l’urgence de la situation : elle a réussi à récolter en moins de 24 heures le nombre nécessaire de signatures pour un débat d’urgence, auprès de l’UDC mais aussi du PLR et du PDC. «Il est rare qu’un débat d’urgence traite de situations cantonales, fait remarquer Céline Amaudruz. Depuis son introduction au National il y a cinq ans, on a plutôt évoqué des thèmes comme les marchés publics ou les relations avec l’Union européenne.»

Sécurité garantie par la Constitution

«La sécurité est normalement garantie par notre Constitution en son article 2», poursuit Céline Amaudruz qui, comme tout le monde à Genève, a lu dans la presse les agressions de ses femmes en plein jour dans le village de Perly. En tant que spectatrice, elle a participé à une séance d’information organisée par la police et les autorités de Perly au mois de novembre. «D’entendre que l’on recommande à des  femmes de ne pas sortir seules dans la rue à notre époque , cette phrase résonne depuis plusieurs jours dans ma tête. Je me Je me suis dit que je devais porter ce débat sous la Coupole. »

La conseillère nationale genevoise veut «attirer l’attention du Conseil fédéral sur le fait que la police manque de moyens, tandis que le Corps des gardes-frontière va vers une restructuration. Or la situation sécuritaire dans les régions frontalières est alarmante. Il faut prendre des mesures urgentes, au moins de manière temporaire !»

Dans son interpellation urgente, Céline Amaudruz évoque les agressions de Perly mais ses propos dépassent le canton de Genève puisqu’elle demande au Conseil fédéral s’il est prêt à prendre des mesures immédiates et à dégager des moyens pour assurer la sécurité dans les régions frontalières et s’il est disposé à introduire des contrôles temporaires à la frontière, tel que le prévoit l’Accord de Schengen : «Je pose des questions ouvertes, mes demandes sont provisoires. Mais il est important d’alerter le Conseil fédéral sur ce qui se passe dans nos régions», précise la Genevoise qui, comme promis lors de la campagne aux élections nationales, porte des sujets genevois à Berne.