L’initiative UDC « Genève d’abord » veut ancrer la préférence indigène en matière d’emploi dans la constitution

Encouragé par le succès tessinois, les députés UDC-Genève ont déposé hier soir un projet de loi constitutionnelle destinée à ancrer la préférence indigène en matière d’emploi dans la constitution du canton. Réaliste quant à l’accueil que le Grand Conseil devrait réserver à son projet, la direction de l’UDC Genève présentera le même texte à son assemblée générale du 6 décembre 2016 chargée de se prononcer sur le lancement d’une initiative populaire. Objectif : faire entrer le droit à l’emploi (art. 35 bis nouveau) dans le catalogue des droit fondamentaux garantis, aux côtés de la liberté économique et du droit au logement. Pour l’UDC, le droit à l’emploi se définit comme le droit des citoyens et des résidents à n’être ni discriminés à l’embauche, ni privés de leur emploi, ni obligés de consentir à des réductions significatives de leur salaire en raison de l’afflux indifférencié de main-d’œuvre étrangère.
A compétence égale sur le marché public ou privé de l’emploi, les candidatures de citoyens ou de résidents doivent primer les candidatures des non-résidents au bénéfice d’un traité international. Dans ses relations avec les Etats voisins, (art. 145 al 3 nouveau), Genève devra rechercher le plein emploi de ceux qui vivent sur son territoire et éviter le remplacement de la main-d’œuvre nationale par de la main-d’œuvre étrangère.
Le texte est conforme au droit supérieur, en particulier à l’art. 121 a de la Constitution fédérale.