Lemanexpress

Léman Express inauguré en grandes pompes mais à quel prix?

L’UDC qui a déposé une question écrite urgente en novembre dernier attend toujours la réponse du Conseil d’Etat.

Attendu tel Le Messie pour la fin de la semaine, malgré le préavis de grève des cheminots de la région Auvergne-Rhône-Alpes (!), il sera mis en service dimanche à l’aube. Il faut dire que Genève aura tout de même mis deux décennies pour réaliser le raccordement ferroviaire. Le «Léman Express», qui permettra de relier Annemasse à Cornavin en vingt minutes, sera pré-inauguré jeudi, à l’heure où les transports publics français sont encore en grève… Qu’à cela ne tienne. C’est en musique que le réseau sera dignement baptisé ce week-end, avec des spectacles de rues, du vin chaud et de la soupe. Car l’on attend beaucoup de ce «bébé», de cette infrastructure d’importance nationale, indispensable aux CFF, financée principalement par les Genevois pour véhiculer les Vaudois et les frontaliers. Il est prévu que le Léman Express accueille chaque jour 50’000 passagers sur les 240 trains entre la Suisse et la France.

La mise en service du Léman Express n’aurait pas été possible sans la réalisation, pour le moins onéreuse de la ligne du CEVA, dont les coûts de liaison n’ont cessé de prendre l’ascenseur au fil des ans. Total final : 1,61 milliard.

Si les coûts du CEVA sont, sauf surprise de dernière minute, connus, ceux des coûts d’exploitation restent en revanche totalement inconnus encore à ce jour. Une question écrite urgente du député UDC Eric Leyvraz a été déposée en novembre dernier. Elle est pour le moment restée sans réponse. Et les interrogations demeurent, voire sont de plus en plus nombreuses : le Conseil d’Etat genevois est-il en mesure d’évaluer les coûts d’exploitation du CEVA, ceux à la charge de l’Etat et les autres ? La réponse attendue est indispensable quand on sait que l’Etat doit payer l’intégralité des coûts d’exploitation non couverts sur une durée de … quarante ans.