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Le provisoire qui dure. comme d’habitude!

(Communiqué de presse 8 septembre 2020) – Les promesses du Conseil d’Etat n’engagent que ceux qui les écoutent (encore). Les pistes cyclables présentées comme « des aménagements provisoires en faveur de la mobilité douce » en avril dernier, sont, comme il fallait s’y attendre, pérennisées par voie d’arrêté par le département de M. Serge Dal Busco. Une situation problématique notamment sous l’angle des droits populaires que dénonce l’UDC.

La Constitution genevoise garantit la liberté individuelle du choix du mode de transport (art. 190, al. 3). Cela signifie que tous les modes de transports doivent être soutenus pour garantir et développer notre mobilité à moyen et à long terme. La réalisation de projets qui créent artificiellement des bouchons à l’instar des gigantesques bandes cyclables va à l’encontre de cette disposition.

Le caractère « provisoire » de ces aménagements cyclables et l’urgence sanitaire avaient permis au Conseil d’Etat de procéder sans trop de difficultés à la suppression en catimini de voies de circulation sans passer par les procédures habituelles de consultation des milieux concernés, ni même évaluer l’impact sur l’économie du canton. Aujourd’hui durables, rien ne justifie que de tels aménagements puissent être réalisés en court-circuitant les procédures habituelles et en dehors du processus législatif.

L’UDC veut cadrer les largeurs admissibles pour les bandes cyclables

Face à ce grand n’importe quoi, l’UDC veut cadrer les largeurs admissibles pour les bandes cyclables avec son projet de loi fixant les largeurs admissibles. En se basant sur les normes techniques, la largeur d’une bande cyclable marquage inclus devrait être comprise entre 1,20 m. (minimum) et 1,55 m. (maximum) en localité. Cela rendrait notamment impossible la mise en service de bandes cyclables aussi larges qu’une voie d’autoroute sans pour autant empêcher le développement raisonné de ce type d’infrastructure.

Christo Ivanov, député, chef de groupe

Stéphane Florey, député, auteur du projet de loi

Damien Guinchard, vice-président