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Le Conseil d’Etat veut-il encore du Salon de l’auto ?

(Communiqué de presse 5 juin 2020) – D’après diverses estimations, les retombées du Salon de l’auto pour la région genevoise oscilleraient entre 150 à 200 millions de francs, dont 10 millions rien qu’en recettes fiscales. Loin de préoccuper le Conseil d’Etat qui a proposé des clauses tout à fait inacceptables à la Fondation pour l’organisation du Geneva International Motor Show (GIMS). Le député Christo Ivanov s’en inquiète et interpelle le Conseil d’Etat.

C’est l’une des cinq plus importantes manifestations de ce type au monde. Le Geneva International Motor Show (GIMS) ouvre la saison dans l’univers de l’automobile chaque début d’année, notamment en termes de présentation d’innovations pour le marché européen. On le sait, la crise du coronavirus n’a malheureusement pas épargné la manifestation dont l’annulation a été décidée par le Conseil fédéral, quatre jours avant le début prévu de la manifestation. Perte estimée pour la Fondation du Salon de l’auto de Genève : 11 millions de francs.

En subordonnant un prêt à des conditions contraires aux statuts de la Fondation, le Conseil d’Etat met en péril le retour de la manifestation à Genève, alors que les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme se trouvent en grand difficulté par la crise résultant du COVID-19. Pour le député Christo Ivanov, il importe que «nos autorités mettent en place au plus vite une stratégie cohérente afin de permettre la tenue prochaine du Salon de l’auto en terres genevoises.»

Pour l’économie genevoise, les conséquences de l’annulation d’un tel événement sont lourdes : de l’ordre de 150 à 200 millions de francs, dont dix millions rien qu’en recettes fiscales.