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Le chômage augmente à Genève pour les Suisses, pas pour les autres

 Sur fond de crise sanitaire et d’une pénurie d’emplois qui touche les travailleurs suisses de plus en plus violemment, l’Etat ne prend aucune mesure. Pire, dès qu’il le peut, il s’empresse d’ouvrir les frontières afin d’inonder notre marché avec de la main d’œuvre étrangère.

Les zones frontalières sont celles qui souffrent le plus de ce phénomène. Par exemple, Genève avait un taux de chômage de plus de 11,8% avant la COVID-19 et a atteint presque 20% pendant la crise, selon les statistiques du BIT et non les chiffres tronqués que l’on nous livre chaque mois. Le canton du Tessin a même dû inscrire la préférence cantonale dans sa Constitution afin de pouvoir palier à ce problème, ce que Genève a refusé.

L’afflux de travailleurs externes à notre pays est incessant et totalement incontrôlé (trois fois plus de travailleurs étrangers que Suisses entre 2013 et 2018 selon l’Office fédéral de la  statistique (OFS). En effet, suite à la libre circulation des personnes, la Suisse ne peut pas refuser des travailleurs en provenance de l’UE/AELE. La Suisse est sensée être souveraine mais, paradoxalement, n’a plus la compétence de fixer à partir de quand le seuil néfaste de travailleurs de l’UE/AELE a été atteint. En cinq ans, entre 2013 et 2018, selon le site de l’OFS, le chômage touchant les Suisses a augmenté tandis qu’il a diminué pour les étrangers travaillant en Suisse. Cela n’est plus possible ! Il n’est certes pas question, ici, d’interdire la venue de travailleurs répondant aux besoins de l’économie. Non, ici, il est question du boulanger, du responsable RH, de l’employé de banque et du fonctionnaire qui inondent le marché du travail helvétique, prêts à œuvrer à des salaires plus bas et empêchant des jeunes fraichement diplômés d’intégrer le monde du travail.

Voter Oui le 27 septembre à l’Initiative de l’UDC pour une immigration modérée permettra d’éviter des licenciements comme ceux de l’hôtel Richemond, de Weight Watchers ou de XPO Logistics, les milliers d’emplois supprimés dans la banque, l’horlogerie, l’aviation et tant d’autres secteurs de l’économie.

Mathieu Romanens, président de la section UDC Ville de Genève