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La politique de menaces et d’ultimatums de la Confédération est inacceptable !

(Communiqué de presse UDC-Genève, 9 décembre 2020) La politique Covid-19 du Conseil fédéral et, plus particulièrement, du ministre de la santé Alain Berset paraît irrationnelle et impuissante. Au lieu de prendre des mesures fondées sur des réalités et applicables par la population et l’économie, le conseiller fédéral Berset cherche la confrontation avec les cantons et vise, comme c’est la tradition à gauche, à miner le fédéralisme. L’UDC-Genève rejette cette politique multipliant les menaces et les ultimatums et invite le Conseil d’Etat à exiger du Conseil fédéral le respect des règles du fédéralisme. De plus, il s’agit de présenter enfin des données et des faits certifiés afin que la pandémie de Covid-19 puisse être combattue par des mesures ciblées.

Il est incontestable que la protection de la population et du système de santé est prioritaire face à la pandémie Covid-19. Cela dit, la situation change d’un canton à l’autre. Il était donc juste au départ de laisser en priorité les cantons prendre des mesures de protection plus restrictives si la situation l’exige.

Alors que les mesures cantonales n’ont pas encore déployé tous leurs effets, le Conseil fédéral, emmené par Alain Berset, ministre de la santé, chercher une fois de plus à accaparer le pouvoir. Au lieu de traiter les cantons en partenaires égaux en droit, le Conseil fédéral cherche la confrontation et pratique une politique assortie de menaces et d’ultimatums. L’UDC-Genève rejette avec détermination ces agissements qui violent la souveraineté cantonale.

Compte tenu des différences entre les situations dans les cantons, des mesures imposées sur tout le territoire de la Suisse sont injustifiables et difficilement compréhensibles pour la population. La lutte contre la pandémie de Covid-19 n’a cependant une chance de succès que si toute la population comprend les mesures et les soutient.

Les mesures du Conseil fédéral sont d’autant moins compréhensibles qu’elles ne reposent pas sur des faits et des connaissances établis, mais qu’elles se nourrissent manifestement de suppositions et de craintes. Il faut en effet constater que 9 mois après l’éclatement de la pandémie on ne dispose toujours pas d’informations fiables sur les chaînes de contamination. Des statistiques significatives et des données fiables font toujours défaut – par exemple, concernant l’apparente occupation disproportionnée de lits d’hôpitaux Covid-19 et des services de soins intensifs par des migrants. Il est manifestement plus simple de fermer des restaurants, hôtels et chemins de fer de montagne ou de leur imposer des mesures aussi arbitraires que chicanières.

Exigences de l’UDC concernant la lutte contre la pandémie de Covid-19

Cesser la politique Covid-19 à l’aveuglette: les mesures de protection imposées par le Conseil fédéral et les autorités cantonales doivent reposer sur des faits établis. Il faut à cet effet recenser enfin les données et établir les statistiques nécessaires.

Aussi longtemps qu’il n’est pas possible de prendre des décisions fondées sur des faits établis, il faut renoncer à de nouvelles mesures et restrictions frappant l’économie. Chaque durcissement supplémentaire accroît la misère des arts et métiers, notamment de la gastronomie et du commerce de détail. De plus, ces milieux ont mis en place des concepts de protection efficaces.

Même en période de pandémie, l’argent des contribuables doit être dépensé avec parcimonie. Il est urgent de prendre des mesures de protection basées sur des faits pour éviter que de nouveaux dommages ne se produisent qui doivent ensuite être réparés avec l’argent des contribuables.

Renoncer à des mesures inapplicables comme la règle selon laquelle seules 5 personnes provenant de deux ménages privés peuvent se réunir en privé. Cette contrainte est irréaliste, inapplicable et socialement trop restrictive.

Le Conseil fédéral doit enfin veiller à une communication uniforme. La cacophonie dont nous gratifie à elle seule la Berne fédérale a pour principal effet de créer la confusion à tous les niveaux.

Pour plus d’informations :

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale