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La police municipale pour ramasser les cartes de vote ? Du bricolage !

Les forces de l’ordre sont évidemment bien plus utiles sur le terrain que de se prêter à un ramassage de cartes pour une élection qui, à l’évidence, aurait dû être reportée.

(Communiqué de presse du 27 mars 2020) – Le Conseil d’Etat genevois a décidé de maintenir le deuxième tour des élections municipales, le 5 avril. Pour récupérer les bulletins de ceux qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à une boîte aux lettres, car malades ou confinés, certaines communes ont décidé de faire appel à la police municipale. Comme à Thônex ou à Lancy où l’on veut sans doute combattre le spectre de l’abstention par n’importe quel moyen. D’autres communes pourraient aussi avoir recours à cette solution qui, à l’évidence, ressemble davantage à du bricolage qu’à une véritable solution. D’abord parce qu’elle fait prendre des risques aussi bien aux personnes âgées qu’aux forces de l’ordre.  Ensuite parce que les agents de police municipaux ont, à l’évidence,  bien d’autres missions à accomplir en ce moment comme être présents sur le terrain, dissoudre les rassemblements de jeune ou de moins jeunes, etc. «Et que se passera-t-il si la police devait d’une minute à l’autre les réquisitionner ?», s’interroge la Tribune de Genève dans son édition du jour.

Conseiller municipal, candidat au Conseil administratif de Meyrin, Marco Gaetanino indique que si les autorités meyrinoises devaient recourir à un tel système, il s’y opposera avec fermeté :« La police municipale a bien d’autres tâches à effectuer que de jouer les émissaires ! »

Au lendemain du 1er tour des élections municipales du 15 mars dernier, la présidente de l’UDC Genève, Céline Amaudruz, a demandé officiellement à la Chancellerie le report du 2e tour des élections du 5 avril. La Chancellerie n’a pas accédé à la requête de notre parti.