La nouvelle initiative UDC bouclier LAMal : «Stopper enfin l’escalade des primes maladie »

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Une nouvelle augmentation des primes maladies nous attend en 2020 : Santésuisse table sur une progression annuelle d’environ 3% des coûts de la santé. Le système LAMal dont la conseillère fédérale socialiste Ruth Dreifuss a «accouché» avec l’aide du parlement en 1996, est devenu complètement fou. Tel le monstre du Dr Frankenstein, il a échappé aux politiques censés le contrôler. Le système qui nous a été vendu comme capable de maîtriser les coûts de la santé, voire de les réduire, a généré un doublement des primes depuis son introduction. Un échec total !  L’UDC réclame depuis des années une révision globale de l’assurance maladie qui ne peut fonctionner sur ses bases actuelles, connaissant un «défaut de construction». Aux politiciens de réparer les dégâts en instaurant un mécanisme citoyen d’auto-défense. L’UDC-Genève a déjà déposé un projet de loi en 2017. Celui-ci a malheureusement été refusé par la majorité de la commission fiscale du Grand Conseil genevois. Mais notre parti n’entend pas en rester là. Il faut neutraliser le monstre! L’objectif de notre initiative lancée ce jour et intitulée «Stopper enfin l’escalade des primes maladie», est d’aider la population face aux hausses démesurées des coûts de la santé.  

 

Comment ? En instaurant un mécanisme destiné à forcer l’Etat à agir, enfin, contre la cherté des primes en instaurant une déduction fiscale forfaitaire pour les frais de santé fixée au double de la prime moyenne cantonale de l’assurance obligatoire. Le montant de la prime moyenne cantonale est arrêté chaque année par ordonnance par le Département fédéral de l’intérieur (DFI). L’Etat devrait ainsi rendre aux Genevois via leur feuille d’impôts la partie du pouvoir d’achat dont il les prive chaque année de par son inaction. Si les primes maladie continuent d’augmenter, le montant de la déduction fiscale augmentera d’autant, car calqué sur la prime moyenne cantonale arrêtée par le DFI. En revanche, si les primes baissent enfin, la déduction fiscale baissera également : L’Etat ne se retrouvera perdant que s’il ne fait rien pour s’opposer efficacement aux hausses de primes !

Conséquences financières

L’augmentation de la déduction des primes d’assurance-maladie aura pour conséquence, à court terme, une diminution mesurée des recettes de l’Etat. Cela étant, les montants ainsi économisés par les personnes concernées auront pour effet d’augmenter leur pouvoir d’achat et seront réinjectés dans l’économie, ce qui engendrera une augmentation des recettes de l’Etat l’année suivant la baisse fiscale.  

Ces éléments se vérifient aisément lors de l’étude des comptes de l’Etat et les statistiques le prouvent. Pour ne reprendre que la dernière baisse générale de 2009, en 2010 on a pu assister à la baisse de recettes prévue. Une baisse largement compensée en 2011de même que les années suivantes. Cela prouve qu’en diminuant la fiscalité des personnes physiques et par là même en augmentant leur pouvoir d’achat, c’est l’Etat in fine qui s’en retrouve gagnant via l’augmentation de ses recettes.

Conclusion

Si l’on ne fait rien, les coûts de la santé continueront d’augmenter ainsi que les primes maladie. Si les moyens d’agir directement sur les primes sont inexistants (puisque relevant de la compétence fédérale), il est tout à fait possible de soutenir la classe moyenne par le biais de la fiscalité cantonale comme le propose notre initiative, en doublant la déduction de la prime d’assurance-maladie pour contenir les hausses. Il s’agit là d’un mécanisme raisonnable qui permettra de faire preuve d’une certaine responsabilité vis-à-vis des citoyens en leur proposant une solution concrète pour réduire les poids des primes maladie dans leur budget.

Ces primes qui ruinent la classe moyenne

Depuis l’introduction de la LAMal, la prime moyenne mensuelle suisse a explosé, ayant passé de 173 F à 477 F en 2019, En 2018 à Genève, les primes d’assurance maladie ont augmenté en moyenne de 5,4% pour les adultes et de 6,1% pour les enfants (+1,2% au niveau fédéral). Genève connaît les primes maladie les plus élevées de Suisse romande. Les revenus des personnes physiques sont, année après année, douloureusement grevés par le paiement d’une assurance à laquelle il n’est pas possible de se soustraire puisque par définition obligatoire. Les primes d’assurance-maladie sont devenues difficilement supportables pour une large frange de la population : elles ruinent la classe moyenne.  Il ne faut pas se le cacher. Aujourd’hui, des gens renoncent à se soigner, faute d’assurance maladie payée. Or, toujours à Genève, en 2015, un migrant consommait pour 8000 francs de prestations de santé soit le double de la prime moyenne.