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Joyeux 1er août!

Chères et Chers Compatriotes,

Le 1er août, nous commémorons la naissance de notre pays dans des circonstances bien particulières. Le 1er Août est d’ordinaire l’occasion de se rassembler autour du feu pour exprimer notre gratitude envers ces hommes courageux qui ont choisi de se lever face à l’injustice. Cette année, un virus bouleverse nos habitudes. Notre mode de vie a subi de nombreux changements radicaux, que ce soit au niveau privé ou économique. Les rassemblements sont contrôlés voire interdits, les places de travail disparaissent à un rythme que personne n’aurait prédit l’an dernier, l’époque est à l’adversité. Alors que dans la sombre nuit, la foudre éclate avec bruit, notre cœur pressent encore le Dieu fort comme le dit notre Cantique suisse. Ce que nous vivons, toutes proportions gardées, nous donne l’occasion de nous montrer dignes des fondateurs de la Suisse. Ils vivaient eux aussi une époque troublée, riche d’incertitudes et de hasards, menacés par des armées qu’on disait nettement plus puissantes, face auxquelles ils n’avaient aucune chance. Et pourtant, en rassemblant leurs forces, en faisant un seul de plusieurs, ils ont triomphé. Au fil des batailles, les puissants ont fini par comprendre qu’ils ne réduiraient pas l’intolérable sédition mais devraient au contraire compter avec cette poignée de femmes et d’hommes résolus à décider eux-mêmes de leur destin. Notre pays traversa ainsi l’épreuve du temps avec des hauts et des bas, construisant cette Suisse qui est la nôtre, cette Suisse que nous aimons.

Nos devanciers nous ont passé le témoin, il nous appartient de nous en montrer dignes. A l’heure où certains ne se contentent plus de ce que nous sommes, un peuple libre, indépendant et neutre, nous devons «retremper» nos âmes dans le creuset national. Si l’esprit actuel avait régné en 1291, les Waldstätten n’auraient pas choisi la liberté mais auraient au contraire été tout fiers de jouer les bouffons à la cour de Léopold 1er de Habsbourg. Aujourd’hui, c’est l’Union européenne qui a remplacé l’adversaire d’alors avec des exigences identiques, dissimulées sous un discours feutré dont sont adeptes les diplomates. Notre situation irrite chaque jour un peu plus Bruxelles qui prétend régner sans partage sur l’Occident. Ceux que la liberté fatigue ont pourtant fait de leur mieux pour complaire à cette commission despotique mais cela ne suffit pas. Nous avons accepté Schengen, Dublin, la libre-circulation, sacrifiant chaque fois une partie de nos libertés démocratiques. Il doit bien rire dans sa tombe, le vaincu de Morgarten de voir ses adversaires d’hier ramper devant Ursula von der Leyen, Angela Merkel ou Emmanuel Macron. Le Conseil fédéral prétend même siéger au Conseil de Sécurité de l’ONU afin de donner à la grenouille l’impression d’être un bœuf. On connait la suite. Aux Suisses devenus aventureux, Saint Nicolas de Flüe avait recommandé de ne pas repousser la haie trop loin. Pour avoir négligé ce conseil, les Confédérés ont été chassés à Marignan. Aujourd’hui, beaucoup ne souhaitent plus éloigner la haie mais la raser et dissoudre l’alliance du Grütli dans le marécage européen. Face aux tenants du mondialisme, les patriotes doivent s’inspirer du 1er Août 1291. Nous devons unir nos forces pour repousser l’affaiblissement rampant de nos droits et libertés. Le 27 septembre prochain, nous aurons l’occasion de récupérer une prérogative essentielle, celle de décider à qui nous ouvrons nos frontières. N’ayons pas peur de l’Union européenne et de ses menaces à peine voilées, souvenons-nous qu’on tond les moutons, pas les lions.

Joyeux 1er Août !

Céline Amaudruz

Présidente UDC Genève

Vice-présidente UDC Suisse

Conseillère nationale