Joyeux 1er août à tous!

A l’occasion de notre fête nationale, il faut se souvenir de notre passé et en tirer des leçons, toujours d’actualité. Nos ancêtres se sont battus pour l’indépendance de notre pays ! Nous devons continuer à suivre leur exemple.

«Un petit peuple libre est plus grand qu’un grand peuple esclave», écrivait Victor Hugo. En ce jour de célébrations, ces mots du poète et écrivain français semblent avoir été écrits pour nous. En 1291, sur la prairie du Grütli, les premiers Suisses ont fait le serment de vivre libres et de décider par eux-mêmes de leur destin. Cette ambitieuse promesse a été tenue tout au long des siècles par les hommes et les femmes qui ont façonné notre histoire, faisant de la Suisse le pays que nous aimons. Hélas, depuis quelques décennies, un vent mauvais souffle sur nos plaines et nos montagnes. Par pur confort ou alors pour paraître le «bon élève», d’aucuns choisissent de suivre les diktats en provenance de Bruxelles, en sacrifiant notre liberté.

Il faut élargir notre horizon, disent-ils, les yeux fixés sur l’Union européenne. Nous sommes trop petits pour peser, nous devons faire allégeance à l’Union européenne pour jouer dans la Cour des grands, voici ce que l’on nous serine jour après jour comme un mantra. L’accord-cadre apparaît comme la solution ultime, celle qui nous libère de nos soucis. Confier notre destin aux juges de la Cour de justice de l’Union européenne enthousiasme le monde politique, prêt manifestement à brader notre démocratie directe enviée loin à la ronde. 

Une Suisse à préserver

En tant que conseillère nationale UDC et  présidente de l’UDC-Genève, je combats fermement cette attitude. La Suisse a choisi il y a plusieurs siècles de ne pas se mêler des querelles des puissants, ce qui lui a permis à plusieurs occasions d’échapper à l’horreur des guerres qui ont ensanglanté l’Europe. C’est par son indépendance uniquement que notre pays a assuré son existence. Un pays neutre, allié de personne mais bienveillant envers chacun, voici ce que la Suisse proposait au reste du monde. La recette a assuré paix et prospérité jusqu’à aujourd’hui. Hélas, la mémoire n’est pas l’amie de la gratitude. Le Général Guisan l’évoquait lors de son dernier rapport le 19 août 1945 en adressant ces mots à la troupe : “Si, aujourd’hui, l’opinion publique reconnaît encore ce que vous avez fait pour que le Pays demeure libre, cette reconnaissance risque de s’effacer bientôt.”

Les partisans des traités flétrissants et des alliances avilissantes confirment brillamment les propos du Général, n’ayant aucune mémoire quant à ce qui a fait le succès de la Suisse. Face à eux, nous devons plus que jamais nous souvenir du serment du Grütli ce 1er Août 1291. Nos ancêtres se sont élevés contre tout ce que beaucoup voudraient nous imposer aujourd’hui. Fidèles à nos devanciers, nous avons à lutter contre celles et ceux qui ont perdu confiance en nous. Le philosophe dit qu’il faut avoir perdu sa liberté pour en mesurer le prix. A quoi bon connaître la valeur des choses dont on s’est dépouillés ?

Chères et Chers Compatriotes, je vous invite à profiter de cette journée patriotique pour renouer avec notre passé afin de tirer les enseignements nécessaires à l’avenir de notre pays, cette Suisse libre, indépendante et neutre que nous devons préserver pour les générations futures.

Joyeux 1er Août!

Céline Amaudruz

Conseillère nationale UDC, présidente de l’UDC-Genève, candidate au Conseil des Etats