Il n’y a aucune raison sérieuse pour ne pas renvoyer Ayop !

En 2005, les socialistes avaient soutenu massivement le vote en faveur de Schengen-Dublin. Ils se ralliaient à l’un des plus beaux mensonges du Conseil fédéral : voter pour ces accords, c’est, nous avait-on dit, plus de sécurité pour la Suisse. La suite, on la connait. Les pays qui accueillent les demandeurs d’asile les laissent parcourir l’Union européenne à leur convenance. Sans oublier la Suisse qui ne devrait recevoir que des requérants d’asile arrivés confortablement en avion et qui reçoit malgré les accords Dublin des dizaines de milliers de personnes chaque année qu’elle ne parvient plus à loger, comme c’est le cas à Genève, ni à renvoyer selon ces mêmes accords. C’est un échec total, compte tenu de l’impossibilité de mettre en pratique les clauses de cet accord mais aussi du coût invraisemblable pour les contribuables suisses, des coûts que le Conseil fédéral avait totalement sous-estimé.

L’incendie des Tattes, cet immeuble qui n’arrive plus à faire face au va-et-vient de requérants d’asile, pour la plupart déboutés, et de clandestins, procède de cette impossibilité de maîtriser une surpopulation d’immigrés qui abusent de l’asile pour la plupart d’entre eux.

Aujourd’hui, l’UDC-Genève apprend avec consternation que le requérant d’asile tchadien, qui a déposé une demande d’asile en Espagne – et qui ne peut par conséquent pas en déposer une en Suisse ! – ne sera pas remis aux autorités espagnoles mais restera en Suisse.

Il suffit donc que les associations pro-immigrés et quelques magistrats en mal de visibilité à trois semaines des élections se mobilisent pour que les autorités genevoises ou fédérales n’appliquent plus la loi qu’elles ont voulues et qui a été acceptée par les Suisses.

L’UDC-Genève exige beaucoup plus de fermeté dans ce dossier. Elle attend des autorités cantonales qu’elles prennent en compte l’appel qui leur a été adressé fin janvier par l’Hospice général. L’institution sociale ne peut plus faire face à l’arrivée constante de nouveaux demandeurs d’asile. Elle voit ses structures exploser (121% de taux d’occupation pour l’immeuble des Tattes ou 137% pour le Lagnon qui reçoit des requérants déboutés ou NEM). Ce même Hospice attire l’attention du Conseil d’Etat sur les projections du secrétariat d’Etat aux migrations qui recevra, en plus du contingent ordinaire, 400 personnes supplémentaires pour cette année.

Ce jeune tchadien, blessé lors de l’incendie des Tattes, a été correctement soigné et il doit à présent quitter la Suisse. Son « inaptitude au voyage », invoquée par la juriste du Centre social protestant n’est pas sérieux.

Pour tous renseignements :
Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale, 079 / 874 83 97
Patrick Lussi, député, membre de la commission des finances, 076 / 364 17 27