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Il faut suspendre la libre circulation des personnes

(Communiqué de presse 27 avril 2020) Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) révise en très forte baisse ses prévisions pour le PIB suisse en 2020, lequel devrait chuter de 6,7%. Les prévisions pour Genève ne sont guère optimistes, son tissu économique étant particulièrement affecté par la crise actuelle. Une explosion du nombre de chômeurs est prévue par l’OIT dans le sillage du virus. L’UDC dépose au Grand Conseil une motion et une résolution (adressée à l’Assemblée fédérale) demandant notamment de suspendre temporairement la libre circulation des personnes, de renforcer la préférence cantonale en matière d’emploi et de suspendre l’attribution de tout nouveau permis frontalier.

Les dommages économiques provoqués en Suisse par la pandémie due au coronavirus ont atteint une ampleur historique.  Selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), 109’000 entreprises ont annoncé jusqu’au 2 avril 2020 une réduction des horaires de travail pour environ 1,3 million de salariés. Ce chiffre est dix fois plus élevé que le record atteint en 2009 à la suite de la crise financière de 2008.

A Genève, le taux de chômage a progressé de 0,6 point en mars 2020 (1’554 personnes supplémentaires) pour s’établir à 4,5%. D’après l’OCSTAT, l’augmentation concerne toutes les catégories de chômeurs : les hommes et les femmes (respectivement + 18,4 % et + 13,9 %), mais aussi tous les groupes d’âges, les jeunes (+ 23,7 % pour les moins de 25 ans) étant plus touchés que les personnes âgées (+ 12,9 % chez les 50 ans ou plus). En termes de branches d’activité, les plus affectées sont la construction (+ 50,2 %) et l’hôtellerie (+ 48,4 %). La récession du PIB à Genève devrait se traduire par une hausse du taux de chômage et du nombre total de personnes demandeuses d’emploi.

En France, divers indicateurs laissent supposer une forte dégradation du marché de l’emploi. Dans ce contexte, Genève risque de faire face à une hausse massive du nombre de travailleurs frontaliers qui viendra aggraver la situation sociale dans notre canton avec à la clé une explosion des dépenses publiques. La résolution déposée au Grand Conseil et adressée à l’Assemblée fédérale demande de suspendre la libre circulation des personnes avec l’UE jusqu’à la reprise durable de la croissance économique. De son côté, la motion demande notamment d’appliquer de manière stricte la politique de préférence cantonale en matière d’emploi pour le petit et le grand Etat et de suspendre l’attribution de tout nouveau permis frontalier pour une durée de trois ans.