Genève étouffe : tous gagnants avec une meilleure surveillance et coordination des chantiers !

Des travaux interminables sur la chaussée et des chantiers à l’arrêt pendant l’été : tel est le panorama qu’offre Genève à des habitants excédés et à des commerçants désespérés. Le député Christo Ivanov dépose une motion demandant notamment de déléguer la tâche de coordinateur cantonal des travaux à un collaborateur au sein de la DGT et à appliquer les mesures du plan action Plateforme chantiers et mobilité à l’ensemble des chantiers sur la voie publique.

Sur la voie publique, la multiplicité de chantiers insuffisamment coordonnés péjore toutes les formes de mobilité. Pour les piétons et les cyclistes, des problèmes de sécurité surgissent lorsqu’un trottoir ou une piste cyclable disparaît abruptement à cause d’un chantier. Les commerçants cernés par des chantiers constatent une diminution de leur clientèle et de leur chiffre d’affaire tout en observant avec inquiétude la réalisation d’immenses centres commerciaux en France voisine, qui disposeront de parkings gratuits. Sans parler des effets désastreux sur le tourisme.

Il y a deux ans, lors de l’étude d’une première motion sur cette thématique, les propos rassurants tenus en Commission par le Département quant aux efforts d’anticipation et de minimisation des nuisances ont entraîné un refus du texte. Le capharnaüm estival des chantiers et les observations faites au quotidien par les Genevois démontrent que le but de la plateforme chantier et mobilité (PCM), de maîtriser l’impact des chantiers en termes de mobilité, n’est de loin pas encore atteint, d’où le dépôt d’un nouveau texte.

En pratique, de petits chantiers échappent au « radar » de la PCM bien qu’ils posent parfois davantage de désagréments aux usagers que certaines interventions plus conséquentes. Des routes en travaux il y a deux ans à peine sont à nouveaux ouvertes. Des interventions menées notamment par la Ville de Genève sont hors délai de plusieurs mois, d’où l’importance d’une vision globale au travers de la PCM afin que tous les chantiers sans exceptions bénéficient du même traitement. Cela pourrait être possible si une personne au sein de la direction générale des transports (DGT) était appelée à coordonner l’ensemble des chantiers.