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Frontières mieux contrôlées = sécurité renforcée

(Communiqué de presse 22 avril 2020) –  Avec la reprise des contrôles aux frontières consécutifs à la pandémie de coronavirus, des Etats observent une baisse de la criminalité. La preuve de l’efficacité des contrôles aux frontières en matière de lutte contre la délinquance ! Le député UDC Stéphane Florey vient de déposer une question écrite urgente demandant des précisions. De source policière, les chiffres – à la baisse – seraient impressionnants.

Genève subit les conséquences de l’ouverture des frontières à la suite de l’adhésion de la Suisse à l’espace Schengen. Année après année, la statistique policière de la criminalité (SPC) place Genève dans le palmarès des cantons les plus criminogènes, malgré une communication officielle qui se veut rassurante.

Pour endiguer la pandémie de coronavirus, des Etats hier encore partisans d’un mondialisme sans pitié ont désormais recours à des contrôles renforcés aux frontières. En effet, les frontières ouvertes empêchent un confinement efficace de la maladie, qui, comme on sait, est extrêmement dangereuse pour les personnes âgées et pour les personnes affectées d’une pathologie préexistante.

Le 16 mars, le Conseil fédéral a décidé, d’une part, d’effectuer des contrôles non plus seulement aux frontières avec l’Italie, mais également à celles avec l’Allemagne, l’Autriche et la France et, d’autre part, d’introduire des refus d’entrée, tout en prévoyant des exceptions. Chez nos voisins français, le confinement de la population et le rétablissement des contrôles aux frontières nationales ont déployé des effets sur les crimes et les délits. Ainsi, d’après des chiffres publiés par le Ministère français de l’Intérieur, on constate au mois de mars une baisse « des vols sans violence contre les personnes » (-51%), « des vols violents sans arme » (-45%), « des cambriolages de logements » (-44%) et « des vols avec arme » (-43%).

L’espace Schengen devait nous apporter plus de sécurité grâce à la coopération transfrontalière, au contrôle commun des frontières extérieures de Schengen et à la banque de données commune pour les investigations policières. Or, dans les faits, la sécurité s’est dégradée permettant aux bandes criminelles qui opèrent notamment depuis les zones frontalières voisines de lancer de véritables rapines en Suisse et de retourner ensuite à l’étranger en franchissant sans encombre la frontière.

Par le passé, les quelques baisses de la criminalité enregistrées à Genève ont résulté de la réinstallation de contrôles aux frontières, comme par exemple ceux effectués par la France à la suite des attentats de Paris. Le contrôle de flux aux frontières s’est ainsi révélé plus efficace que le seul accès au système d’investigation policière SIS. Ces contrôles aux frontières n’ont pas manqué de perturber les opérations des bandes de cambrioleurs ou des trafiquants de stupéfiants, d’où la question écrite déposée  demandant «Quelles incidences ont été observées à Genève en matière de criminalité suite au renforcement des contrôles aux frontières consécutifs à la pandémie de coronavirus ?»

Pour plus d’informations :

Stéphane Florey, député, 079 / 471 44 85

Christo Ivanov, député, chef de groupe, 079/ 250 67 15