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Féminicides, quand la vie privée compte plus que la vie tout court.

 

“Des mesures techniques au niveau national sont à l’étude comme le bouton d’alarme donné aux victimes qui le souhaiteraient ou des systèmes de surveillance électroniques dynamiques qui suivent auteur et victime potentiels en direct elles sont complexes mais potentiellement, elles peuvent amener une plus-value.”

 

Le Commandant de la police cantonale neuchâteloise s’exprimait ainsi hier soir sur les ondes de la RTS. Malheureusement, la surveillance dynamique de l’auteur et de la victime potentiels n’est pas retenue dans le paquet de mesures prises en vue d’endiguer l’augmentation des féminicides. On opte pour l’heure pour une surveillance passive, celle qui permet de déterminer le parcours de l’auteur après les faits, lorsqu’il est trop tard. C’est désespérant.

 

Cela fait déjà une quinzaine d’années que l’Espagne met en œuvre le principe de la surveillance active pour protéger les victimes avec des résultats fort encourageants à la clé. Mais en Suisse, cette même surveillance active constitue une intrusion intolérable dans la vie privée de l’auteur potentiel. Alors on y renonce. Imaginer que la vie privée d’un auteur potentiel l’emporte sur la défense de la victime, je n’y arrive pas.

 

Désespérant vous dis-je.

 

Céline Amaudruz, présidente UDC-Genève, conseillère nationale, 079/874 83 97