“En cas d’urgence, restez en ligne!”

Destinée aux habitants de Perly une séance d’informations a réuni mercredi soir 350 communiers. La police n’a pas vraiment su rassurer les Perlysiens dont certains sont prêts à en découdre et à s’armer. Rare conseil délivré par la police : en cas d’appel au 117 et si c’est urgent, il faut «rester en ligne».Les témoignages sont sincères. Effrayants aussi. Une sexagénaire explique avoir été agressée il y a deux ans par un individu qui s’est enfui du côté français : «Depuis, je n’ose plus sortir seule.» Une autre Perlysienne relate un épisode plus récent où elle appelé le 117 qui n’a visiblement pas cru, tout de suite, à son histoire. «Si la police était intervenue auparavant, un jeune homme n’aurait pas été agressé », indique-t-elle, prête à fournir l’heure de son appel et le matricule du policier axant répondu à son téléphone. A Perly, les esprits s’échauffent après les agressions et les rixes survenues depuis le mois de juillet. Surtout, les gens ont peur.  Ils s’interrogent : «Doit-on régler les problèmes  nous-mêmes? » ; «Peut-on s’armer ?» ; «Pourra-t-on placarder les photos des agresseurs dans la commune une fois que ceux-ci auront été condamnés ?»  Autant de questions auxquelles la police est confrontée en cette soirée d’informations où, les gardes-frontière n’ont pas été conviés. Pour les photos, la réponse est non : «Nous ne sommes pas dans un western», répond le Major Luc Broch, en charge de la police de proximité. Et pour les armes et une milice ? Le policier explique que ce sont les Perlysiens eux-mêmes qui risquent de commettre une infraction…

Beaucoup de questions, peu de réponses

Au final, les habitants de Perly n’ont pas appris grand-chose. Rien sur les agresseurs qui visiblement habitent bel et bien de l’autre côté de la frontière, pas un mot sur l’enquête en cours du fait qu’elle est menée «sous la conduite des autorités de poursuite pénales», pas de plan d’action en vue. On sait juste que les patrouilles ont été renforcées que l’on parle de la police municipale ou cantonale et que Perly vit un «moment compliqué».

Manque d’effectifs

Présents lors de cette soirée, la conseillère nationale et présidente de l’UDC Genève, Céline Amaudruz ainsi que le député et chef de groupe Christo Ivanov, regrettent que face à une telle situation, aucun conseiller d’Etat n’ait été présent «ne serait-ce que par respect pour les victimes». Derrière ce bel exercice de langue de bois de la direction de la police, se cache surtout un état de faits déjà dénoncé par l’UDC : le manque réel d’effectifs de police ainsi que le fait que les agents de police municipale ne travaillent pas armés. Reste une réalité : celle de personnes seules – en l’occurrence des femmes – attaquées à Perly et à qui l’on recommande de sortir en groupe, avec très peu de valeurs et surtout pas avec un sac sur l’épaule…

L’UDC déplore l’insécurité réelle et non pas subjective qui règne désormais à Perly. Une insécurité directement liée à la démission de l’Etat et ce en particulier en raison des accords de Schengen. La seule solution pour l’UDC, c’est de rétablir les frontières.

Pour plus d’informations :

Céline Amaudruz, présidente de l’UDC Genève, vice-présidente de l’UDC Suisse et conseillère nationale. Tél (079) 874 83 97 et Christo Ivanov, député et chef de groupe UDC, candidat au Conseil administratif de la Ville de Genève. Tél. (079) 250 67 15